Comment faire pour ne pas confondre démocratie et liberté d'expression ?
Et comment faire aussi pour croire que l'on vit réellement en Démocratie et que l'on jouit d'une véritable Liberté d'Expression ?
Selon moi, aujourd'hui, les deux sont limitées ou illusoires.
La Démocratie par des règles politiques concrètes.
La Liberté d'expression par des règles médiatiques implicites.
Et les deux on plus que du plomb dans l'aile...
Il y a lieu de s'en préoccuper.
Inutile de rappeler, je pense que nous vivons des périodes compliquées politiquement, sur l'ensemble de la planète, avec de nombreux conflits, de nombreuses guerres, de nombreux actes terroristes.
Un exercice "amusant" serait de voir au profit de qui et de quelle façon tous ces événements sont mis en route et perdurent. Exercice périlleux et facilement tendancieux, dont je m'abstiendrai... je laisse à chacun le soin d'ouvrir les yeux et de se renseigner, auprès des sources qui lui conviennent.
En France, tout récemment avec la boucherie qui a eu lieu chez Charlie Hebdo et dans le Supermaché porte de Vincennes.
L'un des grand enjeu, nous dit on, face à la barbarie et à l'obscurantisme, est la préservation de la Liberté d'Expression et de la Démocratie.
Lorsque je prétends que c'est un trésor déjà bien amoché et en réel danger, on me répond, à juste raison peut être, que nous bénéficions (pour le moment) largement par chez nous de l'une comme de l'autre.
Ce qui est plutôt vrai... la preuve, je peux aujourd'hui écrire cet article et annoncer que tel ou tel leader politique est un enculé sans en avoir de preuve et la police politique ne vient pas me demander de comptes, ce qui est un luxe.
Mais c'est également vrai que cette Liberté d'Expression est en grand danger.
Que ce soit à cause des lois de surveillance des communications actives ou en préparation, à l'échelle nationale ou mondiale (avec collaboration accrue des polices "pour le bien de tous" - sic).
Les coups de boutoir contre la liberté d'expression viennent de toutes parts.
D'un côté des intégristes et religieux de tous poils, derrière des leaders tels que le Pape (voir billet de Patrick tout récent - considérer que ce dernier -pape- est un modéré) ou tels que les prêcheurs islamistes...
Plus insidieux encore, règne dans les grands médias, l'impossibilité de développer des points de vue qui sortent du "politiquement correct".
Digression:
politiquement correct, ça veut dire convenable aux oreilles et conforme aux intérêts des forces politiques, économiques, médiatiques et financières qui détiennent réellement le pouvoir - sur ce sujet précis, il y aurait beaucoup à dire et il faudrait le faire avec soin pour éviter quelques dérives nauséabondes.
C'est même particulièrement inquiétant qu'il y ait à un point tel, collusion entre tous ces mondes là en ce sens que ça alimente le discours des extrêmes de tous bords, prompts aux amalgames douteux...
C'est également un danger pour la Liberté d'Expression et pour la Démocratie, parce qu'on ne sait plus démontrer le contraire... Et que du coup, les contre arguments se font rares face aux thèses extrémistes...
A méditer.
Fin de digression
Et on entend dans la population, l'idée que: "la Liberté d'expression, pourquoi pas, mais avec des limites..."
Opinion relayée largement par les "élites" religieuses, politiques, médiatiques... (qui défendent des intérêts qui bien souvent ne sont pas les nôtres) la boucle se boucle...
Limites que jamais les gars de Charlie ne se sont imposées, ce qui rend le truc assez cocasse...
En bref, la Liberté d'expression est largement menacée.
Et ce qui est plus qu'inquiétant, c'est que nombreux sont ceux qui acceptent de bonne grâce cette menace.
Je place deux liens tout simples à écouter et volontairement "sages".
Dans le premier, un reportage intéressant, sur la vision des choses, dans la bouche des élèves et professeurs, "post Charlie" dans un lycée de Chateauroux.
Dans le second, une émission grand public, où l'on voit qu'il est extrêmement difficile, même pour un orateur chevronné et raisonnable d'exposer ses idées à la télévision.
Je vous laisse libres d'en tirer vos conclusions.
http://www.franceculture.fr/emission-les-pieds-sur-terre-au-lycee-blaise-pascal-de-chateauroux-2015-01-19
http://www.dailymotion.com/video/x2ezgy7_michel-onfray-on-n-est-pas-couche-17-janvier-2015-onpc_tv
On me fait aussi savoir, qu'en France, on a la chance de vivre en Démocratie.
Et là, je dis tout clairement, que c'est surtout une belle illusion qu'on nous vend.
Les deux constats, les deux idées se tiennent (menaces sur la Liberté d'Expression et semblant de Démocratie).
Dans les faits et bien qu'on nous prétende le contraire, la France, comme d'autres pays d'Europe, n'est plus une Démocratie.
A l'évidence: dans une démocratie, le pouvoir appartient au peuple, le plus directement possible et non à un groupe de personnes influentes, sur lesquelles nous n'avons aucun pouvoir de sanction ou de révocation, aucun contrôle.
Pour l'affirmer, je peux avancer plusieurs raisons.
La première et plus évidente, c'est que les textes de lois fabriqués localement doivent suivre à la lettre les obligations fabriquées par la Commission Européenne, laquelle est tout sauf un outil démocratique.
Les liens ci dessous permettent de comprendre le fonctionnement du bazar assez simplement et si on sait le comprendre, on notera que la commission n'est pas élue mais nommée, qu'elle a des pouvoirs importants et que surtout, elle prend des décisions souverainement et sans les soumettre à l'approbation des peuples.
Il faut prendre en exemple la négociation du Traité Transatlantique en cours (TAFTA) qui reste particulièrement secret et opaque et dont les peuples et les Etats auront à souffrir...
Voici sur le sujet un lien très consensuel, il y a moyen de trouver plus virulent:
http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/video/2014/05/22/comprendre-la-tafta-en-cinq-questions_4424080_4355770.html
On notera aussi que les Etats de l'Union ont de fait abdiqué d'une large part de décision et de souveraineté.
http://europa.eu/about-eu/institutions-bodies/european-commission/index_fr.htm
http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/union-europeenne/fonctionnement/institutions/qu-est-ce-que-commission-europeenne.html
On se souviendra surtout que le Traité Européen nous a été proposé par voie de référendum, que le Peuple Souverain l'a rejeté puis qu'il nous a été imposé.
Exercice de déni de Démocratie contre lequel nous aurions du nous soulever radicalement et immédiatement.
Et qu'on ne se méprenne pas, je n'entre pas dans une diatribe anti ou pro européenne...
Je ne fais que noter des faits avérés sur ces points précis et ça n'est pas véritablement le sujet du jour.
En parallèle, je l'ai évoqué plus haut, dans le chapitre Liberté d'Expression, nous sommes certes appelés aux urnes régulièrement mais avec quel latitude de choix ?
Peut on véritablement parler, de choix quand dans les fait, on ne propose qu'une alternative, entre deux grand groupes politiques dont on s'aperçoit qu'ils sont bonnets blancs et blanc bonnets, à peu de chose près.
Quelle est la possibilité pour les "petits" d'être représentés, quand on voit que le résultat des élections est conditionné par le temps de parole dans les médias... et que ce temps de parole est conditionné par les résultats des élections précédentes, des sondages d'opinion et des espérances d'audimat ?
Et voici, du coup, un grand danger que court notre démocratie (ou prétendue telle).
Le simple fait qu'on ne puisse plus distinguer les deux grand partis politiques.
Le simple fait qu'il n'y ait plus de véritables idéologies et visions sociétales opposées.
Le simple fait qu'on puisse, avec une population insuffisamment éduquée, faire un amalgame entre les forces en présence.
Le simple fait que les discours soient "lissés" dans les médias et agrémentés de quelques épouvantails ou numéros de cirques occasionnels (Besancenot ou Mélanchon à gauche, la dynastie Le Pen droite).
Tout ça (entre autre) ouvre grand la porte aux idées plus radicales et nauséabondes les unes que les autres.
En clair, c'est la la voie royale vers des régimes autoritaires, menées par des chemises brunes ou rouges !!!
Je vais en rester là, pour le moment.
Mais le sujet est d'importance et je pense que d'une façon ou d'une autre, nous y reviendrons.
Il y a pour moi de véritables raisons d'inquiétudes.
Et j'aimerais pouvoir croire que nous pouvons nous dégager de ce mauvais pas.
Pour y arriver, il faudrait savoir réagir et se doter de véritables outils garantissant la réelle Démocratie et la véritable Liberté d'Expression.
Ce qui implique de mettre en oeuvre de nouvelles règles politiques... que nous n'avons pas les moyens d'appliquer aujourd'hui.
Encore une fois, il n'y a aucune orientation politique dans ce que je dis, j'en reste au stade du constat dans ce billet.
Je reviendrai sur ce sujet et je tenterai de faire des propositions, car il y a lieu d'en faire.
Pour la bonne bouche et pour donner des éléments de réflexion, sur les médias, par exemple, sur leur fonctionnement et l'aveuglement qu'ils imposent, je renvoie volontiers vers ce lien, où vous trouverez en concentré, le travail de Noam Chomsky, "Manufactiring Consent" (qualité moyenne mais avec sous titres).
Travail que je trouve (je ne suis pas le seul) majeur.
http://youtu.be/PQhEBCWMe44
Le monde comme on le voit... un blog à intérêt variable
Le Monde comme on le voit. En volontaire refus du consensus et avec parti-pris. Rédigé sans autre prétention que de réagir à ce que l'on constate, ce qui nous touche, nous insupporte ou nous fait fondre... et par plusieurs acteurs d'horizons et opinions diverses. Un espace de subjectivité, donc.
23 janvier 2015
21 janvier 2015
Coût Social Induit
Bonjour à toutes et tous.
J’ai annoncé dans un billet précédent que la critique est
aisée et l’art difficile, ce qui n’est pas de moi. Et, du coup, que je tenterais,
lorsque c’est possible, de faire des propositions.
Je voudrais vous parler aujourd’hui d’une idée qui m’est
venue il y a quelques années déjà et qui me trotte dans la tête depuis.
Et si jamais quelqu’un est disposé à la développer avec moi, j’accepte
volontiers, mes moyens en la matière étant limités.
J’ai fait hier la critique de l’évaluation de la richesse d’un
pays, essentiellement basée sur des outils statistiques brutaux, dogmatiques et
capitalistiques, tels que PIB/PNB, balance commerciale, dette et intérêt de la
dette etc. etc….
J’ai évoqué, du même coup, la possibilité d’intégrer d’autres formes d’évaluations et l’une des pistes, avancée par les Nations Unies, l’Indice de Développement Humain.
http://lemondecommeonlevoit.blogspot.fr/2015/01/combien-tu-vaux-toi.html
J’ai évoqué, du même coup, la possibilité d’intégrer d’autres formes d’évaluations et l’une des pistes, avancée par les Nations Unies, l’Indice de Développement Humain.
http://lemondecommeonlevoit.blogspot.fr/2015/01/combien-tu-vaux-toi.html
L’idée dont je vais vous causer est ce que j’appelle le «COUT
SOCIAL INDUIT».
Très schématiquement, on est habituée à l’idée du bilan carbone et on pourrait transposer cette idée dans le monde social.
Exposer ce Coût Social Induit aurait peut-être quelques vertus, comme par exemple d’orienter nos choix vers des comportements de consommateurs différents.
Très schématiquement, on est habituée à l’idée du bilan carbone et on pourrait transposer cette idée dans le monde social.
Exposer ce Coût Social Induit aurait peut-être quelques vertus, comme par exemple d’orienter nos choix vers des comportements de consommateurs différents.
Avant d’y aller franchement sur le sujet, un petit retour
en arrière, vers l’époque à laquelle m’est apparue l’idée.Mon métier, c’est architecte.
A ce titre, je suis amené à travailler sur des projets de natures différentes.
Leur point commun, à tous, c’est qu’ils sont appelés à s’inscrire dans un paysage, urbain, social, naturel, historique.
Leur point commun, à tous, c’est qu’ils sont appelés à s’inscrire dans un paysage, urbain, social, naturel, historique.
Et que l’on souhaite passer à la postérité ou non, on produit et on laisse une
empreinte.
Chaque projet réalisé a un poids et une influence sur son environnement, spatial, humain, naturel, logiquement.
L’une des questions que je me suis posée, c’est précisément comment évaluer ce poids.
Chaque projet réalisé a un poids et une influence sur son environnement, spatial, humain, naturel, logiquement.
L’une des questions que je me suis posée, c’est précisément comment évaluer ce poids.
Puis j’ai étendu cette question à l’ensemble des activités
économiques, à toute production de richesse, pour parler en termes d’économiste.
Je me suis aussi figuré que puisque nous vivons dans des systèmes complexes et
que toute action locale peut avoir une conséquence plus large et plus
lointaine, lorsqu’on produit, quoique ce soit et où que ce soit, il y a des
coûts évidents (main d’œuvre, matière première, transport, etc..) et des coûts invisibles
ou alors dissimulés ou bien alors non considérés dans la simple évaluation économique
brute : le COUT SOCIAL INDUIT
Il y a, pour tout acte, des conséquences…
En physique, c’est une évidence, en chimie également, dans les interactions
humaines aussi.
Quand il s’agit de politique, comme d’économie, il arrive, parfois, qu’on tente de le dissimuler.
Quand il s’agit de politique, comme d’économie, il arrive, parfois, qu’on tente de le dissimuler.
Bref, il faut bien que j’expose mon idée et que je
définisse ce qu’est le COUT SOCIAL INDUIT.
Et vous allez voir que la comparaison avec le bilan carbone prend tout son sens.
Et vous allez voir que la comparaison avec le bilan carbone prend tout son sens.
D’ailleurs, commençons par là.
Il y a quelques années, on nous en parlait beaucoup et
récemment un peu moins (point sur lequel on pourrait dire pas mal de trucs, en
particulier contre l’incapacité de certains acteurs économiques mondiaux à
ratifier les traités écolophiles et à les appliquer – d’ici à mettre en regard
les besoins de firmes internationales et leur avidité sans limite, puis à
rentrer dans une critique frontale du système capitaliste ultra financiarisé,
il y a un petit pas que je pourrais franchir mais ce n’est pas le sujet du jour
– accessoirement, la notion de cout social induit pourrait être une mesure proactive/incitative
mise dans les mains des consommateurs pour contrer cette avidité morbide), du
bilan carbone.
Le bilan carbone, ou empreinte carbone : on comprend
tous maintenant que les activités humaines ne sont pas transparentes et que les
actions locales ont un potentiel effet mondial.
Produire du CO2 à Paris ou à Pékin, c’est le renvoyer à Sydney ou New York.
Détruire la forêt d’Amazonie, c’est empêcher de respirer les zoulous ou les pingouins.
Pêcher tous les poissons, c’est s’assurer que plus personne n’en n’aura à se caler sous les quenottes etc…
En terme d’écologie, on est bien informés désormais et plutôt sensibles, globalement.
On a bien compris aussi qu’il existe une sorte de balance et qu’un même individu peut avoir simultanément deux attitudes, l’une désastreuse (par exemple rouler en gros 4x4 en ville ou dévorer deux kilos de bœuf par jour…) et l’autre vertueuse (par exemple planter des hectares de forêts qui produiront plein d’oxygène…).
Si les vertus sont supérieures au désastre, on répute le bilan positif et l’empreinte favorable.
Produire du CO2 à Paris ou à Pékin, c’est le renvoyer à Sydney ou New York.
Détruire la forêt d’Amazonie, c’est empêcher de respirer les zoulous ou les pingouins.
Pêcher tous les poissons, c’est s’assurer que plus personne n’en n’aura à se caler sous les quenottes etc…
En terme d’écologie, on est bien informés désormais et plutôt sensibles, globalement.
On a bien compris aussi qu’il existe une sorte de balance et qu’un même individu peut avoir simultanément deux attitudes, l’une désastreuse (par exemple rouler en gros 4x4 en ville ou dévorer deux kilos de bœuf par jour…) et l’autre vertueuse (par exemple planter des hectares de forêts qui produiront plein d’oxygène…).
Si les vertus sont supérieures au désastre, on répute le bilan positif et l’empreinte favorable.
Qu’en est-il en matière économique et sociale ?
Et comment formaliser une sorte de balance, dans laquelle inclure ce que j’appelle COUT SOCIAL INDUIT ?
Du fait, comment le définir, ce truc-là.
Pour y arriver, je vais encore devoir faire une digression et revenir au moment où j’ai imaginé l’idée.
Je bossais sur un programme de logements (que l’on soit architecte soumis à un promoteur ou un usager, on peut convenir que la qualité globale n’est pas à la hausse depuis quelques années).
Dans le cadre de ce projet, je me suis retrouvé à dessiner, sans avoir le choix de le faire ou non, des appartements sans cuisine (avec coin cuisine au fond des séjours), avec des cloisons en placopan (genre de mix plâtre-carton de 5cm d’épaisseur, pour info, c’est de la merde) et autres délices.
Et comment formaliser une sorte de balance, dans laquelle inclure ce que j’appelle COUT SOCIAL INDUIT ?
Du fait, comment le définir, ce truc-là.
Pour y arriver, je vais encore devoir faire une digression et revenir au moment où j’ai imaginé l’idée.
Je bossais sur un programme de logements (que l’on soit architecte soumis à un promoteur ou un usager, on peut convenir que la qualité globale n’est pas à la hausse depuis quelques années).
Dans le cadre de ce projet, je me suis retrouvé à dessiner, sans avoir le choix de le faire ou non, des appartements sans cuisine (avec coin cuisine au fond des séjours), avec des cloisons en placopan (genre de mix plâtre-carton de 5cm d’épaisseur, pour info, c’est de la merde) et autres délices.
A ce moment-là, je me suis demandé quelles étaient les
conséquences pour la vie sociale et familiale.
Le fait de ne pas ou peu avoir de vie privée intime (avec des cloisons en placopan, y a drôlement intérêt à ce que papa maman soient furtifs dans leurs ébats), le fait de ne plus pouvoir cuisiner dignement (essayez donc de faire cuire des steaks dans les 20 à 25m² du séjour cuisine sans pourrir le canapé et la tévé payées à crédit)…
Pour mémoire, le «savoir vivre à la française» est classé au patrimoine inaliénable et immatériel de l’UNESCO…
Le fait de ne pas ou peu avoir de vie privée intime (avec des cloisons en placopan, y a drôlement intérêt à ce que papa maman soient furtifs dans leurs ébats), le fait de ne plus pouvoir cuisiner dignement (essayez donc de faire cuire des steaks dans les 20 à 25m² du séjour cuisine sans pourrir le canapé et la tévé payées à crédit)…
Pour mémoire, le «savoir vivre à la française» est classé au patrimoine inaliénable et immatériel de l’UNESCO…
Ça t’a une de ces gueules, le poulain au micro-onde en face de ce patrimoine mondial !!!
Je me suis donc posé la question du «COUT» social réel,
provoqué par ces dérives…
Et par voie de conséquence, j’ai étendu ma réflexion à l’ensemble des biens de consommation.
Et par voie de conséquence, j’ai étendu ma réflexion à l’ensemble des biens de consommation.
Et j’ai décidé d’appeler mon idée COUT SOCIAL INDUIT.
Voilà pour la genèse de l’idée.
Reste maintenant à tenter d’en donner une définition plus large.
Reste à faire comprendre les qualités de ce bazar.
Je pense que vous y serez vite rendus.
Et j’espère que vous y trouverez un intérêt.
Voilà pour la genèse de l’idée.
Reste maintenant à tenter d’en donner une définition plus large.
Reste à faire comprendre les qualités de ce bazar.
Je pense que vous y serez vite rendus.
Et j’espère que vous y trouverez un intérêt.
On a dit tout à l’heure que le prix d’un produit, c’était
une somme de coûts.
La main d’œuvre (que volontairement je place en tête de liste), des matières premières, du transport, des taxes et charges en tout genre, de la publicité, de la psychologie etc…
Ce qui ne rentre pas dans le coût réel, c’est ce que je vous raconte, le COUT SOCIAL INDUIT.
La main d’œuvre (que volontairement je place en tête de liste), des matières premières, du transport, des taxes et charges en tout genre, de la publicité, de la psychologie etc…
Ce qui ne rentre pas dans le coût réel, c’est ce que je vous raconte, le COUT SOCIAL INDUIT.
Vous allez voir, c’est très simple de percuter avec un seul
exemple : un T-Shirt.
Nous en achetons toutes et tous.
L’idée, en général, c’est de l’acheter le moins cher possible.
Eh, oui, on sait bien qu’à qualité égale, le prix finit par emporter la décision dans la plupart des cas.
Mais admettons qu’on trouve un T-Shirt à 5€ (prix choisi volontairement bas).
Dans ce prix, il y a effectivement le prix du coton, acheté vilement à un paysan d’on ne sait où.
Le prix de la transformation de la matière première, celui de la filature, selon le lieu, il y a potentiellement des conditions de travail déplorable (sans parler des désastres écologiques, qui eux aussi ont un impact sanitaire et social sur les populations locales).
Le prix du transport vers nos marchés nationaux etc… (et encore sans rentrer dans les considérations sur le shipping international, les droits de douane, les zones d’échange libres ou non ad lib).
Et le reste des coûts, bien sûr, j’en reste là de l’énumération fastidieuse.
L’idée, en général, c’est de l’acheter le moins cher possible.
Eh, oui, on sait bien qu’à qualité égale, le prix finit par emporter la décision dans la plupart des cas.
Mais admettons qu’on trouve un T-Shirt à 5€ (prix choisi volontairement bas).
Dans ce prix, il y a effectivement le prix du coton, acheté vilement à un paysan d’on ne sait où.
Le prix de la transformation de la matière première, celui de la filature, selon le lieu, il y a potentiellement des conditions de travail déplorable (sans parler des désastres écologiques, qui eux aussi ont un impact sanitaire et social sur les populations locales).
Le prix du transport vers nos marchés nationaux etc… (et encore sans rentrer dans les considérations sur le shipping international, les droits de douane, les zones d’échange libres ou non ad lib).
Et le reste des coûts, bien sûr, j’en reste là de l’énumération fastidieuse.
Si je reprends chacun de ces points et qu’on les relie, on
comprend bien qu’il y a, en plus des coûts bruts, des incidences sociales
nombreuses.
Localement, nationalement, internationalement.
Localement, nationalement, internationalement.
Où sont aujourd’hui les protections sanitaires et sociales
dans les pays «émergeants», dans lesquels le seul objectif est de réduire les coûts économiques ?
Où sont aujourd’hui les usines textiles en France, les filatures ?
Où sont aujourd’hui les usines textiles en France, les filatures ?
Il y a là, d’une part une incapacité à prospérer pour
certains et la certitude d’un appauvrissement terrible de l’autre.
Et voilà ce que je ne sais pas faire concrètement, c’est
mesurer et quantifier ce COUT SOCIAL INDUIT.
Et pourtant, si on se donnait la peine de le faire, on pourrait l’indiquer sur les étiquettes des produits manufacturés et sur tout autre bien de consommation.
Et pourtant, si on se donnait la peine de le faire, on pourrait l’indiquer sur les étiquettes des produits manufacturés et sur tout autre bien de consommation.
Que deviendrait le marché si d’un côté j’avais un T-Shirt
vicelard à 5€ (+10€ de Cout Social Induit) et de l’autre un T-Shirt vertueux à
10€ (+2€ de Cout Social Induit) ?
Continuerais-je à acheter le «moins cher» sachant ce qu’il coûte réellement ?
Il est probablement un peu tard pour espérer retrouver les
savoirs faire perdus, les métiers etc… vers chez nous… mais si on pouvait le
faire, ça ne serait pas un mal.
Je précise que cette mesure, que je propose, n’a aucune visée passéiste ou protectionniste, au contraire.
Mieux rémunérer les paysans et ouvriers des pays émergents, leur assurer une meilleure éducation, de meilleures protections sociales etc… permettrait de réduire ce Coût Social Induit…
Je précise que cette mesure, que je propose, n’a aucune visée passéiste ou protectionniste, au contraire.
Mieux rémunérer les paysans et ouvriers des pays émergents, leur assurer une meilleure éducation, de meilleures protections sociales etc… permettrait de réduire ce Coût Social Induit…
Grande question, quelles sont les données à intégrer dans
le calcul de ce Coût Social Induit ?
C’est à l’évidence un indice local, à mettre en relation directe avec le lieu de vente et consommation des produits.
C’est à l’évidence un indice local, à mettre en relation directe avec le lieu de vente et consommation des produits.
Le même exactement vendu à des endroits différents peut voir son Coût Social Induit varier.
En restant sur l’exemple du T-Shirt, un pays qu’il possède ou non des filatures est exposé à des risques différents et donc à un Coût Social Induit tout aussi différent.
C’est donc une gymnastique délicate que de l’évaluer.
D’ailleurs, je suis très intéressé, si quelqu’un a les moyens de bosser sur le sujet d’entamer des discussions…
Assez naïvement peut-être, j’espère qu’il n’est pas trop
tard pour apprendre à avoir des comportements plus responsables, globalement (à
l’échelle de la planète).
Avec un tel outil, c’est envisageable d’avancer, avec un peu de chance.
Le problème auquel on risque de se confronter restant le même que celui qu’on rencontre partout… il ne faudrait qu’il perturbe le jeu économique actuellement en place et dont pourtant il faudrait apprendre à se défaire.
Voilà, rapidement brossé, bien que l’article soit assez
long, ce que j’appelle COUT SOCIAL INDUIT.
Et voilà ce qui me semblerait être un indice pertinent à utiliser pour que nous puissions nous diriger vers un monde plus vertueux.
Merci d’avoir lu.
Merci de faire des commentaires si besoin.
Merci de faire des commentaires si besoin.
20 janvier 2015
Combien tu vaux, toi ?
Bien sûr que je ne suis pas économiste.
Et bien sûr, avec ce que je vais dire, il pourrait y avoir des imprécisions et des objections à faire.
Mais je m’autorise.
Depuis d’assez longues années, on évalue la «performance» des Etats à l’aide d’indices quantitatifs, tels que le Produit Intérieur Brut, la Balance Commerciale, Taux de Chômage, Indices des Prix à la Consommation, Taux de Pauvreté etc… (Dont certains ne sont peut-être qu’en usage chez nous ?)
Un ensemble de moyens d’évaluation probablement efficaces, probablement incomplets et plutôt dogmatiques…
Voilà, ce qui me permet de l’affirmer.
Nous avons tous en mémoire la crise de 2008 et les risques induits pour l’équilibre économique mondial, sur lesquels je ne m’étends pas.
Nous avons également en mémoire, du coup, la crise de la dette en Grèce, Espagne, Portugal…
Et bien sûr, avec ce que je vais dire, il pourrait y avoir des imprécisions et des objections à faire.
Mais je m’autorise.
Depuis d’assez longues années, on évalue la «performance» des Etats à l’aide d’indices quantitatifs, tels que le Produit Intérieur Brut, la Balance Commerciale, Taux de Chômage, Indices des Prix à la Consommation, Taux de Pauvreté etc… (Dont certains ne sont peut-être qu’en usage chez nous ?)
Un ensemble de moyens d’évaluation probablement efficaces, probablement incomplets et plutôt dogmatiques…
Voilà, ce qui me permet de l’affirmer.
Nous avons tous en mémoire la crise de 2008 et les risques induits pour l’équilibre économique mondial, sur lesquels je ne m’étends pas.
Nous avons également en mémoire, du coup, la crise de la dette en Grèce, Espagne, Portugal…
On a alors entendu dire, à peu près partout, des
commentaires guidés par le dogme économique le plus répandu actuellement, que
la Grèce avait (attention, ça fait peur) «PERDU 30% DE SA VALEUR !!!».
Attendez, je reprends parce que c’est incroyable selon moi et je vais m’en expliquer : LA GRECE A PERDU 30% DE SA VALEUR !!!
Attendez, je reprends parce que c’est incroyable selon moi et je vais m’en expliquer : LA GRECE A PERDU 30% DE SA VALEUR !!!
Oui, j’étais obligé d’employer des majuscules tellement c’est
stupéfiant.
Du jour au lendemain un pays, dans son ensemble aurait pu perdre pas loin d’un tiers de ce qu’il valait la veille ?
Alors, je voudrais qu’on m’explique ce que ça veut concrètement dire.
On peut me mettre en regard un PNB et une Dette phénoménale.
On peut m’expliquer des tas de choses mais précisément, pour moi, il est temps de se poser de vraies bonnes questions sur ce qu’on considère être la valeur et de la richesse des pays… Et s’il y a une différence avec celle des Etats (ce qui ouvrirait une discussion sur ce que devrait être un Etat en face du Pays qu’il représente – devrait représenter).
Du jour au lendemain un pays, dans son ensemble aurait pu perdre pas loin d’un tiers de ce qu’il valait la veille ?
Alors, je voudrais qu’on m’explique ce que ça veut concrètement dire.
On peut me mettre en regard un PNB et une Dette phénoménale.
On peut m’expliquer des tas de choses mais précisément, pour moi, il est temps de se poser de vraies bonnes questions sur ce qu’on considère être la valeur et de la richesse des pays… Et s’il y a une différence avec celle des Etats (ce qui ouvrirait une discussion sur ce que devrait être un Etat en face du Pays qu’il représente – devrait représenter).
Et pour le faire, il faut changer de système d’évaluation
global.
En partie, sortir de la croyance acceptée partout ou presque en la nécessité de croissance éternelle et infinie.
En partie, sortir de la croyance acceptée partout ou presque en la nécessité de croissance éternelle et infinie.
D’accord, dans un monde de comptables et avec une vision
radicalement capitaliste, c’est peut être viable comme point de vue (la perte
de valeur).
Mais est-ce bien ce qui fait la richesse d’un pays, cette somme statistique d’indices et de balances comptables ?
A ce que je comprends, cet ensemble de réalités statistique montre d’avantage le niveau de prospérité de certains acteurs du pays… et prétendument, par effet rebond, de la population en général, à qui on impose un modèle économique.
Digression :
Paradoxalement, la perte de richesse de l’ensemble ne correspond pas directement avec la perte de richesse pour certains qui «surfent» sur la misère pour s’engraisser (les 1% - les banques etc… qui voient depuis quelques années leurs dividendes et revenus outrageusement augmenter).
Attention, en disant ça, je ne range derrière aucune bannière et je ne formule pas une critique frontale contre les vertus d’une économie de marché à condition qu’elle s’applique à la tempérance… en revanche, j’accepte volontiers de faire la critique du capitalisme à haut rendement et ses dérives.
Fin de digression.
Paradoxalement, la perte de richesse de l’ensemble ne correspond pas directement avec la perte de richesse pour certains qui «surfent» sur la misère pour s’engraisser (les 1% - les banques etc… qui voient depuis quelques années leurs dividendes et revenus outrageusement augmenter).
Attention, en disant ça, je ne range derrière aucune bannière et je ne formule pas une critique frontale contre les vertus d’une économie de marché à condition qu’elle s’applique à la tempérance… en revanche, j’accepte volontiers de faire la critique du capitalisme à haut rendement et ses dérives.
Fin de digression.
Selon moi, la richesse d’un pays, d’une communauté humaine,
ne réside pas uniquement dans la masse de dollars ou d’euros qu’il représente…
Ce qui en fait sa richesse, ce sont les hommes et la somme de leurs savoirs et de leurs expériences, son humanité, en somme.
La capacité d’un menuisier à produire des meubles, d’un boulanger à faire du pain, d’un médecin à soigner, d’un architecte à dire des conneries, d’un banquier à profiter de la crédulité des épargnants, des professeurs à enseigner etc…
Qu’on n’aille pas me faire croire que la valeur d’un pays se perde à proportion d’un quart ou d’un tiers de ce point de vue là.
Ce qui en fait sa richesse, ce sont les hommes et la somme de leurs savoirs et de leurs expériences, son humanité, en somme.
La capacité d’un menuisier à produire des meubles, d’un boulanger à faire du pain, d’un médecin à soigner, d’un architecte à dire des conneries, d’un banquier à profiter de la crédulité des épargnants, des professeurs à enseigner etc…
Qu’on n’aille pas me faire croire que la valeur d’un pays se perde à proportion d’un quart ou d’un tiers de ce point de vue là.
Admettre, dès lors qu’un pays perde de sa valeur du jour au
lendemain serait proprement hallucinant.
Et plus que probablement les modalités d’évaluation sont
inadaptés à mesurer réellement la richesse d’un pays.
Intégrer le savoir-faire dans les comptes ?
Sous quelle rubrique ou quelle sous rubrique ?
Comment faudrait-il intégrer la valeur d’un artisan avec des années de métier ?
Comment évaluer la richesse apportée par un boulanger face à celle d’un courtier en assurances ?
Drôlement compliqué.
D’autant que dans ce billet, je ne parle «QUE» de la valeur
humaine, directement absente de la statistique.
On peut y ajouter des considérations environnementales, sociales, éducatives, sanitaires.
Toutes sortes de choses qui ont un poids réel, à la fois dans la balance économique à court, moyen et long terme et dans la vie même de la population, qui est elle-même une composante réelle de la valeur d’un pays…
On peut y ajouter des considérations environnementales, sociales, éducatives, sanitaires.
Toutes sortes de choses qui ont un poids réel, à la fois dans la balance économique à court, moyen et long terme et dans la vie même de la population, qui est elle-même une composante réelle de la valeur d’un pays…
Les Nations Unies ont mis au point un Indice de Développement
Humain, prenant en compte l’espérance de vie, le niveau d’éducation, le niveau
de vie.
C’est probablement une avancée, par rapport au simple PNB ou PNB par habitant et autre arsenal purement comptable.
Mais c’est probablement insuffisant aussi.
C’est probablement une avancée, par rapport au simple PNB ou PNB par habitant et autre arsenal purement comptable.
Mais c’est probablement insuffisant aussi.
Bref, il y a encore des progrès à faire pour humaniser tout
ce bazar statistique.
Et beaucoup de mentalités à changer avant d’admettre que le but premier d’une société humaine devrait être la satisfaction des 99% et non des 1%.
Or, tout aujourd’hui converge vers cet unique objectif.
Et beaucoup de mentalités à changer avant d’admettre que le but premier d’une société humaine devrait être la satisfaction des 99% et non des 1%.
Or, tout aujourd’hui converge vers cet unique objectif.
Réjouissons nous, ça fonctionne à merveille jusqu’ici.
L'adulte... une espèce en voie de disparition ?
Depuis quelques jours, on peut voir fleurir un peu partout des articles sur le thème "La liberté d'expression, oui... mais pas le droit à l'insulte !" et cela ne me poserait strictement aucun problème si ces articles étaient issus de journaux d'écoles primaires...
Mais non ! Ce sont des "grandes personnes" qui tiennent ce genre de discours... Notamment le pape, comme je l'ai évoqué dans mon précédent billet : http://lemondecommeonlevoit.blogspot.fr/2015/01/theologie-ou-au-harem-darchimede.html. Ce "saint" homme, trouvait normal de répondre par un coup de poing à un grand ami qui "traiterait" sa mère...
En lisant ces mots, j'ai eu l'impression d'être de retour à la maternelle ! Et pas vraiment d'être en présence de quelqu'un censé incarner un sommet de spiritualité, d'amour de son prochain, etc.
D'autant que si on réfléchit à cette situation -- prenons le cas d'une personne A traitant une personne B de "fils de pute" (expression que je crois que tout le monde s'accordera à trouver insultante) -- qu'obtient-on ?
Ce qui apparait par contre assez clairement c'est que, hormis ce dernier cas, une réaction violente et impulsive résulte avant tout d'un manque d'équilibre émotionnel/psychologique... Ce qui est une chose que l'on peut effectivement s'attendre à trouver chez un enfant/adolescent... beaucoup moins chez un adulte responsable !
Et c'est là que le bât blesse ! Si l'on observe un peu le monde, on peut se rendre compte que justement, des adultes équilibrés/réfléchis... on n'en trouve pas tant que ça ! Et à mon sens, cela vient d'un problème sémantique : on confond bien souvent personne majeure/personne mariée/parent avec adulte !
En effet, si l'on s'en tient à la définition (d'après le Larousse), est adulte quelqu'un "qui est parvenu au terme de sa croissance, à son plein développement". Mais bien souvent, les gens ne prennent en compte que le développement physique et/ou social. L'aspect psychologique/émotionnel est allègrement oublié (mais c'est normal : ça se voit moins) !Et c'est comme ça qu'on se retrouve avec des cohortes de personnes bien loin de leurs 18 ans et qui ne sont toujours pas adultes !
Imaginez un monde où les majeurs seraient des adultes... nous n'aurions pas vécu les événements des semaines précédentes et l'espèce humaine aurait peut-être une chance sur le long terme... Mais je pense que j'y reviendrai un jour prochain...
Mais non ! Ce sont des "grandes personnes" qui tiennent ce genre de discours... Notamment le pape, comme je l'ai évoqué dans mon précédent billet : http://lemondecommeonlevoit.blogspot.fr/2015/01/theologie-ou-au-harem-darchimede.html. Ce "saint" homme, trouvait normal de répondre par un coup de poing à un grand ami qui "traiterait" sa mère...
En lisant ces mots, j'ai eu l'impression d'être de retour à la maternelle ! Et pas vraiment d'être en présence de quelqu'un censé incarner un sommet de spiritualité, d'amour de son prochain, etc.
D'autant que si on réfléchit à cette situation -- prenons le cas d'une personne A traitant une personne B de "fils de pute" (expression que je crois que tout le monde s'accordera à trouver insultante) -- qu'obtient-on ?
- la mère de la personne B ne fait pas commerce de son corps et dans ce cas là, sachant que c'est un mensonge, B devrait pouvoir l'ignorer en ayant pitié de A... et/ou répondre en pointant du doigt le pitoyable de cette attaque...
- la mère de la personne B est effectivement une prostituée et dans ce cas là, la personne A n'a fait qu'établir un fait, et à moins que B n'assume pas du tout cet état de fait (auquel cas, il y a un problème psychologique à traiter pour cette personne), il n'y a aucune raison de s'énerver...
Ce qui apparait par contre assez clairement c'est que, hormis ce dernier cas, une réaction violente et impulsive résulte avant tout d'un manque d'équilibre émotionnel/psychologique... Ce qui est une chose que l'on peut effectivement s'attendre à trouver chez un enfant/adolescent... beaucoup moins chez un adulte responsable !
Et c'est là que le bât blesse ! Si l'on observe un peu le monde, on peut se rendre compte que justement, des adultes équilibrés/réfléchis... on n'en trouve pas tant que ça ! Et à mon sens, cela vient d'un problème sémantique : on confond bien souvent personne majeure/personne mariée/parent avec adulte !
En effet, si l'on s'en tient à la définition (d'après le Larousse), est adulte quelqu'un "qui est parvenu au terme de sa croissance, à son plein développement". Mais bien souvent, les gens ne prennent en compte que le développement physique et/ou social. L'aspect psychologique/émotionnel est allègrement oublié (mais c'est normal : ça se voit moins) !Et c'est comme ça qu'on se retrouve avec des cohortes de personnes bien loin de leurs 18 ans et qui ne sont toujours pas adultes !
Imaginez un monde où les majeurs seraient des adultes... nous n'aurions pas vécu les événements des semaines précédentes et l'espèce humaine aurait peut-être une chance sur le long terme... Mais je pense que j'y reviendrai un jour prochain...
18 janvier 2015
Théologie, le retour ?
Je voulais réagir au billet de Patrick, celui ci:
http://lemondecommeonlevoit.blogspot.fr/2015/01/theologie-ou-au-harem-darchimede.html
Je comptais le faire dans le module de commentaires mais il se trouve que la réponse était trop longue et me semblait adaptée à la rédaction d'un autre billet, en réaction ou en complément du sien...
Après tout, c'est le but du jeu, d'enrichir nos réflexions...
Dont acte...
Beaucoup de points à reprendre, ou plutôt, sur lesquels réagir.
Sur la loi tu talion, sur la notion de foi, sur l'institution papale en particulier et le pouvoir politique des religieux en général, entre autre.
Chaque sujet pourrait faire l'objet de plusieurs billets mais déjà, de rapides réflexions ;)
Sur la loi du talion (qui ne porte pas, que je sache, ce nom là dans la bible):
Pour les chrétiens, sa première apparition dans les écritures est très anciennes, puisqu'on la retrouve dans l'Exode, puis dans le Lévitique et le Deutéronome.
Incise, pour ceux qui l'ignorent:
L'Exode correspond à la seconde période, vient après la Genèse et décrit la sortie du peuple élu d'Egypte, le "main character" étant Moïse, c'est dans ce livre que s'affirme le lien privilégié entre Dieu et le peuple d’Israël et c'est surtout dans ce livre que les lois fondamentales sont offertes à l'homme -au peuple élu du moins, les enseignement n'étant pas encore universalistes, ce qui viendra avec Jésus, mais bien plus tard- par le biais des tables de la Loi (les dix commandements).
Le Lévitique est le livre qui contient l'ensemble des règles qui régissent le loi des hommes, que sont chargés d'appliquer les prêtres (issus selon la volonté de Dieu, de la tribu de Levi, d'où le nom du livre). En toute logique, on retrouve cette règle de la peine symétrique, dent pour dent, œil pour œil etc...
Le Deutéronome est un texte qui reprend les derniers épisodes de la vie de Moïse et dans lequel est transmis le message de Dieu et l'on y retrouve également cette règle, parmi d'autres. Il reste l'un des livres fondateurs de la tradition juive, et chrétienne.
Fin d'incise.
On notera (si on l'a lue ou qu'on s'y est penché et c'est sans obligation) tout du long de la Bible que le rôle de Dieu évolue sans cesse, selon ses interlocuteurs et qu'il passe d'un Dieu terrible et vengeur, aux temps de la Genèse puis de l'Exode, à un Dieu d'amour de son prochain, lors qu’apparaît Jésus, le Messie.
C'est "amusant" de constater la lente évolution vers cet amour: à noter que c'est l'Homme qui influence Dieu et qui à plusieurs reprise l'incite à d'avantage de clémence et que Dieu, en "remerciement" de la sagesse et de la générosité de l'Homme et surtout de sa dévotion, inscrit dans ses lois, la loi des Hommes, des commandements plus cléments...
Intéressante interaction... Qui peut apporter de l'eau au moulin de ceux qui s'interrogent sur ce point : l'Homme a t il été créé par Dieu ou Dieu a t'il été créé par l'Homme ?
Point culminant de cette interaction, la venue du Messie, fils de l'Homme et fils de Dieu tout à la fois, dans lequel se rejoignent le divin et le terrestre.
Avec l'enseignement de Jésus s'efface la loi du talion, barbare et primitive, au profit de l'empathie et de la compréhension (ce qui ne veut pas dire qu'il ne persiste aucune faute punissable).
Néanmoins, l'un des apports majeurs du Christianisme, comme doctrine philosophique, c'est cette idée là de l'amour du prochain, l'Agapé, complètement différent de tout autre amour jusqu'alors énoncé.
Au passage et n'en déplaise aux athées et laïques, les droits de l'Homme sont directement inspirés de cet Agapé... et l'HOMME en tant qu'entité philosophique supérieure à toute autre, n'est rien de plus qu'une figure divine... Déification de l'Homme et laïcité, voilà qui mériterait un sujet en soi, d'ailleurs.
Sur la notion de foi, j'aime assez, même si c'est proche du ridicule, cette boutade qui dit que la foi c'est comme la bite, c'est chouette d'en avoir une et d'en faire usage, mais c'est plus que déplacé de l'imposer à tout le monde... (voyez comme on peut redescendre vite, dans le déroulement du discours, c'est presque magique... hihihi).
Formule élégante pour dire, si besoin en était que la foi relève de l'intime et de la mystique propre à chacun.
Que malgré les efforts des pouvoirs religieux pour asservir les peuples, l'intime conviction de chacun n'est pas négociable. On croit ou on ne croit pas, en son for intérieur.
Il est indéniable que la foi est devenu une monnaie d'échange et de chantage affectif, dans les discours et dans les dogmes... Ce qui par nature la dévoie.
J'ajouterais aussi, que l'Homme est depuis toujours et constamment face à un mystère, celui de sa présence sur terre, de sa conscience de s'y trouver, de la finalité de cet état de fait (à mener, une réflexion sur le POURQUOI -la cause- et le POUR QUOI -la finalité-).
Aussi, il est impensable d'imaginer l'Homme absout de questionnement métaphysique.
Et peu ou prou, qu'on place sa confiance (fides, origine latine de confiance et de foi... hum hum) en l'Homme ou dans une divinité, ça revient presque au même.
Patrick dit "la foi est une croyance sans preuve".
Et par voie de conséquence, une idée pure.
En quoi je le rejoins.
Avoir la foi, c'est croire en une idée pure et désincarnée.
Croire en l'invisible, l'impalpable ou l'indicible, en une notion supérieure à soi même et supérieure à la loi des hommes.
Et ça n'est pas une denrée négociable, contrairement à ce qu'aimeraient prétendre les religieux de tous bords.
Il ne faut pas se méprendre, la foi est la même, quelle que soit la confession des uns ou des autres. Dès lors qu'on admet un tout supérieur à soi et qu'on fait sienne l'idée d'une transcendance, on vit la même réalité métaphysique.
Ce qui opère un tri ultérieur, c'est l'outil humain destiné à soumettre d'autres humains à ses propres intérêts.
La foi, en elle même, échappe à la religion, tout comme à la politique.
L'une comme l'autre étant (politique et religion) des outils d'avilissement et d'asservissement dans les faits, sinon dans les intentions.
Et là, je sens bien poindre les questions sur le rapport entre foi et religion.
Une religion, selon moi, c'est un outil politique, ni plus ni moins, un instrument de pouvoir et une déviance intellectuelle de la notion de foi.
Je comprends parfaitement qu'on adhère à une communauté philosophique, dans laquelle on se retrouve. Cette communauté philosophique peut se nommer judaïsme, christianisme, islam, bouddhisme, taoïsme, à vrai dire, je m'en tape.
Là où je coince un peu plus, c'est quand on érige du droit humain, de la coercition, de l'ordre (au sens de directive), du malheur et du désarroi au "nom" de cette communion philosophique.
Quand l'homme asservit l'homme.
La maxime dit "le capitalisme, c'est l'exploitation de l'homme par l'homme et le communisme c'est l'inverse".
On oublie là dedans d'ajouter la religion, qui complète admirablement le trio.
Actuellement, c'est dans l'air du temps, d'estimer les torts et qualités supposées des religions, avec certaines qui seraient par nature plus vertueuses que d'autres.
Que je sache, chacune fonctionne sur les mêmes ressorts à de rares exceptions près.
L'asservissement de l'homme par l'homme.
Qu'on n'aille pas me faire croire qu’aujourd’hui l'une ou des religions révélée est plus vertueuse que sa copine.
L'histoire, que l'on sait écrire et réécrire garde les traces, nombreuses et puissantes, de l'indignité de chacune d'elle.
Y a pas de jaloux dans la distribution des prix.
Ni en Israël, avec les comportements pour le moins douteux des juifs intégristes, ni à plein d'endroits avec les islamiste ultra violents, ni en Europe avec les fous de Dieu catholiques, capables d'affrontement en Irlande jusqu'à pas loin de nous et capables de repartir en croisade à tout moment, manif pour tous ou haine islamophobe à la clef... pour ne citer que cela.
Avec à la tête des tout ce beau monde, qui donc ?
Dieu lui même ?
Mais qui est ce, Dieu, au fait, sinon l'expression pour chacun de la Foi, qui est rappelons le une idée, intime à l'extrême et unique à chacun...
Ou bien des hommes, avides de pouvoir, gorgés de haines et amateurs de sang et de larmes ?
La réponse est comprise dans la question.
Alors aujourd'hui, c'est bien malheureux, on tue et on fourbit des armes au noms des religions, et par extension, au nom de Dieu.
Mais c'est Dieu qu'on assassine...
Et ce sont les idées, qu'on tente de mettre à bas.
Rien de très glorieux dans tout ça.
J'avais annoncé au début du message, un point de vue sur l'institution papale en particulier.
Je pense que je viens de le faire sur les institutions religieuses en général juste au dessus.
Inutile de préciser encore le mépris qu'elles m'inspirent.
Sur la papauté, à peine besoin d'insister, il faut être vachement hypocrite pour y trouver son compte et vachement vouloir oublier ce qu'elle est et ce qu'elle a été, puis ce qu'elle peut redevenir à tout instant.
Parmi les plus grand massacres de l'histoire (physiques ou idéologiques), nombreux lui sont dus, croisades, inquisition, saint Barthélémy, saloperies en Amérique centrale et du Sud, Irlande du Nord etc... etc... etc... Dieu que la liste est longue.
Enfin, cette petite énumération est particulièrement réductrice et partiale.
Puis je n'aimerais pas jeter le bébé et l'eau du bain tout en même temps.
Simplement, il me semble que la nature même des constructions humaines reposant sur toute forme de pouvoir se vouent toutes seules à la corruption, matérielle, intellectuelle et philosophique.
Si actuellement, le pape en place semble modéré, rien ne prouve que les dérives passées du catholicisme ne soient pas prêtes à renaître et un réel danger quasiment immédiat pour une grande part de l'Humanité.
A côté de ça, toutes ces constructions humaines que certains détournent à leur bénéfice, sont peuplées d'individus.
Pour certains extraordinaires, pour tous uniques.
Alors, c'est drôlement compliqué de tout condamner en bloc.
Bon, je vais encore une fois "en rester là".
Mais à l'évidence, il y a matière à continuer.
Voilà, Patrick, un simple petit commentaire aurait mal suffit et tu m'as plongé dans un sujet qui me passionne et je tenais à te faire une réponse digne du billet que tu nous a offert.
A suivre, encore ;)
17 janvier 2015
Théologie ou... thé au harem (d'Archimède) ?
Avant-hier, dans l'avion qui l'emmenait vers les Philippines, le pape François est revenu sur l'actualité, au lendemain de la parution du premier numéro de Charlie Hebdo post attentat... Voici ses propos, tels que relayés par l'AFP :
Mais bon, je digresse, car ce n'était pas cela que je souhaitais aborder comme sujet, mais plutôt la dernière phrase : "On ne peut provoquer, on ne peut insulter la foi des autres, on ne peut la tourner en dérision !".
Instinctivement, la question qui me vient à l'esprit c'est : "Pourquoi ?". Alors, je me dis que c'est probablement dans la définition de ce qu'est la foi que je vais trouver la réponse à ma question... car quelles seraient les chances que cette personne, révérée par tant d'autres, lance des affirmations infondées ou injustifiables ?
Quand on commence à rechercher une définition pour ce tout petit mot on en trouve un grand nombre, souvent très différentes dans le formulation ou faisant appel à des concepts non triviaux (idéal, dogme, etc.). Il serait donc facile de retenir une définition, de réfléchir dessus pour s'entendre opposer, au final, que ce n'était pas cela et donc que le raisonnement est caduc... Cela serait donc pas mal si ce terme avait été défini dans le livre de référence de la personne qui l'a utilisé... et... Alléluia ! (juste parce que j'ai entendu Jeff Buckley à la radio... ils auraient passé Archimède, je me serais exclamé : Eureka !). Dans Hébreux 11.1, on peut lire :
Donc, si je comprends bien, le Monsieur en blanc essaye de nous dire en substance que l'on n'a pas le droit d'attaquer ou de ridiculiser une idée... Curieuse idée ! Oups, I did it again... Mais alors, quid du débat d'idées, des échanges philosophiques, de l'évolution des concepts, etc. ?
Visiblement, ce qui est proposé est donc l'immobilisme... dans un univers où tout est en mouvement, ça parait effectivement pertinent ! Et d'autant plus hilarant que ça vient d'une personne dont les disciples ont, par le passé, converti des continents entiers à coups de mousquets et de sabres... Si de tels principes avaient été respectés, Odin, Toutatis, Zeus, Toth et tant d'autres auraient toujours cours aujourd'hui !
On a donc compris que l'on était en face d'un cas de "faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que j'ai fait", mais encore une fois, on peut se demander ce qui motive cette démarche... C'est déjà un moyen de protéger ses "parts de marché" : si on ne peut pas dénoncer les dogmes d'une religion, on rend captifs ses croyants et une autre religion ne pourra pas faire d'OPA dessus (c'était la minute financière). En outre, en n'étant pas en mesure de remettre en cause ce qui est affirmé par une religion, parce que ça serait offensant/blasphématoire, cela revient à faire sien les règles/interdits de cette religion, ce qui est un premier pas vers la conversion...
Et il est relativement aisé de voir que c'est également l'agenda des terroristes islamistes (enfin, plus précisément de ceux qui les pilotent) : en menaçant de tuer tous ceux qui oseraient dessiner leur prophète (alors même que ce n'est pas interdit dans le Coran et que dans les hadiths c'est la représentation des êtres animés (ou la possession de telles représentations) qui est interdite aux croyants (mais cela fera peut-être l'objet d'un autre billet)), ils veulent imposer au monde leur croyance ! Car le jour où vous vivrez selon tous leurs principes par peur d'être exécuté, vous serez de fait, converti...
Tout ce long billet, en forme de démonstration par l'absurde, pour en arriver à ceci : toutes les idées doivent pouvoir être débattues, combattues, moquées ou autre ! Car si elles ont quelque mérite, elles seront facilement défendables ! Le fait de vouloir en protéger certaines est en fait un aveu de faiblesse...
La liberté d'expression est un "droit fondamental", a-t-il souligné. "Tuer au nom de Dieu" est une "aberration". Mais la liberté d'expression n'autorise pas tout et elle doit s'exercer "sans offenser", a-t-il martelé. Car "si un grand ami parle mal de ma mère, il peut s'attendre à un coup de poing, et c'est normal. On ne peut provoquer, on ne peut insulter la foi des autres, on ne peut la tourner en dérision!", a-t-il insisté.On peut déjà s'étonner qu'il soit arrivé à la papauté sans avoir lu (et retenu) la Bible et tout particulièrement Matthieu 5.38-39, passage dans lequel Jésus (c'est pas non plus n'importe qui) prêche :
Vous avez entendu qu'il a été dit : œil pour œil, et dent pour dent.Déjà, si l'on devait appliquer la loi du Talion, on devrait répondre à des paroles par des paroles et pas par des actes violents... Mais en plus, la référence de l’Église affirme qu'il ne faut même pas aller si loin !
Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant ; mais quiconque te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l'autre.
Mais bon, je digresse, car ce n'était pas cela que je souhaitais aborder comme sujet, mais plutôt la dernière phrase : "On ne peut provoquer, on ne peut insulter la foi des autres, on ne peut la tourner en dérision !".
Instinctivement, la question qui me vient à l'esprit c'est : "Pourquoi ?". Alors, je me dis que c'est probablement dans la définition de ce qu'est la foi que je vais trouver la réponse à ma question... car quelles seraient les chances que cette personne, révérée par tant d'autres, lance des affirmations infondées ou injustifiables ?
Quand on commence à rechercher une définition pour ce tout petit mot on en trouve un grand nombre, souvent très différentes dans le formulation ou faisant appel à des concepts non triviaux (idéal, dogme, etc.). Il serait donc facile de retenir une définition, de réfléchir dessus pour s'entendre opposer, au final, que ce n'était pas cela et donc que le raisonnement est caduc... Cela serait donc pas mal si ce terme avait été défini dans le livre de référence de la personne qui l'a utilisé... et... Alléluia ! (juste parce que j'ai entendu Jeff Buckley à la radio... ils auraient passé Archimède, je me serais exclamé : Eureka !). Dans Hébreux 11.1, on peut lire :
Or la foi est une ferme assurance des choses qu'on espère, une démonstration de celles qu'on ne voit pas.C'est ici la traduction Segond de 1910 qui est utilisée, mais fort heureusement les autres traductions sont extrêmement proches (le contraire serait étonnant si l'on considère que la source est la même). On peut donc, en en simplifiant l'expression, définir la foi comme : une croyance sans preuve. Mais même en s'en tenant à la définition initiale, cela relève donc d'une construction mentale, autrement dit d'idée(s)...
Donc, si je comprends bien, le Monsieur en blanc essaye de nous dire en substance que l'on n'a pas le droit d'attaquer ou de ridiculiser une idée... Curieuse idée ! Oups, I did it again... Mais alors, quid du débat d'idées, des échanges philosophiques, de l'évolution des concepts, etc. ?
Visiblement, ce qui est proposé est donc l'immobilisme... dans un univers où tout est en mouvement, ça parait effectivement pertinent ! Et d'autant plus hilarant que ça vient d'une personne dont les disciples ont, par le passé, converti des continents entiers à coups de mousquets et de sabres... Si de tels principes avaient été respectés, Odin, Toutatis, Zeus, Toth et tant d'autres auraient toujours cours aujourd'hui !
On a donc compris que l'on était en face d'un cas de "faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que j'ai fait", mais encore une fois, on peut se demander ce qui motive cette démarche... C'est déjà un moyen de protéger ses "parts de marché" : si on ne peut pas dénoncer les dogmes d'une religion, on rend captifs ses croyants et une autre religion ne pourra pas faire d'OPA dessus (c'était la minute financière). En outre, en n'étant pas en mesure de remettre en cause ce qui est affirmé par une religion, parce que ça serait offensant/blasphématoire, cela revient à faire sien les règles/interdits de cette religion, ce qui est un premier pas vers la conversion...
Et il est relativement aisé de voir que c'est également l'agenda des terroristes islamistes (enfin, plus précisément de ceux qui les pilotent) : en menaçant de tuer tous ceux qui oseraient dessiner leur prophète (alors même que ce n'est pas interdit dans le Coran et que dans les hadiths c'est la représentation des êtres animés (ou la possession de telles représentations) qui est interdite aux croyants (mais cela fera peut-être l'objet d'un autre billet)), ils veulent imposer au monde leur croyance ! Car le jour où vous vivrez selon tous leurs principes par peur d'être exécuté, vous serez de fait, converti...
Tout ce long billet, en forme de démonstration par l'absurde, pour en arriver à ceci : toutes les idées doivent pouvoir être débattues, combattues, moquées ou autre ! Car si elles ont quelque mérite, elles seront facilement défendables ! Le fait de vouloir en protéger certaines est en fait un aveu de faiblesse...
16 janvier 2015
Action... Réaction.
C'est un principe bien connu en physique, que l'équilibre consiste en deux forces de direction opposées et d'intensités égales...
Lorsque les forces en présence sont d'intensités égales, il y a immobilité, ou plutôt équilibre (car l'équilibre existe également dans le mouvement).
L'équilibre, c'est un état stable par nature, qu'un rien peut suffire à mettre en danger.
L'équilibre est donc un moment fragile.
Nous avons tous expérimenté cette réalité.
En poussant une balançoire jusqu'ici à l'arrêt.
En essayant de maintenir sur la paume de la main, tête en haut un balais ou autre objet de ce genre.
En roulant à bicyclette, avec un skate, une trottinette ou une moto et même, pour certains adeptes de ce sport, en glissant en planche à ressac sur les rouleaux de l'océan (vous noterez le second degré au passage).
On voit donc, que l'équilibre n'est pas antinomique du mouvement et qu'il peut même se satisfaire d'une certaine instabilité.
Car l'équilibre se mesure à un instant T et marque un état passager, quoi qu'il en soit.
On notera aussi que la notion d'équilibre est en premier une notion physique.
Et que cette notion s'est étendue, métaphoriquement à d'autres domaines de l'activité humaine.
On parle d'équilibres et de déséquilibres sociaux, financiers (à l'échelle personnelle comme à l'échelle globale), écologiques, sportifs etc etc...
Ce que je souhaiterais mettre en avant, avec ce court développement sur la notion d'équilibre, c'est surtout ce qui est annoncé en préambule:
l'équilibre est la somme de forces dont le total est nul... au moment où on le constate.
Facile à conceptualiser quand le nombre de forces en présences est au nombre de deux, l'équation devient plus complexe au fur et à mesure que les forces en présence se multiplient.
On a bien compris également que le concept d'équilibre sait s'appliquer à différent domaines. Y compris les domaines sociaux et économiques.
Autrefois, peut être par soucis de simplification, on nous offrait l'image d'un monde dualiste.
Pour schématiser à l'extrême, on opposait un monde de l'Est et un monde de l'Ouest et s'était installé un genre d'équilibre particulier, basé sur la terreur (on peut au passage se demander au profit de qui et de quoi - et on y lira les prémices de la situation que l'on connait aujourd'hui).
L'avantage que l'on pourrait voir dans ce modèle simpliste, c'est précisément la facilité de généralisation qu'il offrait.
On était soit collectiviste/communiste/marxophile etc... soit capitaliste/libéral etc... encore que...
Bref, il était facile d'opposer des idéologies et partant, des théories sociales, financières ou politiques.
Entre temps, s'est produite (sans rentrer dans des détails historiques - je ne suis pas historien non plus) la disparition (ou l'éclatement) du bloc de l'Est.
Et avec lui, l'équilibre qui régissait le monde depuis le début de la Guerre Froide.
Assez étrangement, coïncide avec ce processus à l'Est, un autre, à l'Ouest, sous le visage de lois de dérégulations fiscales et autres réformes de l'économie en voie de mondialisation accélérée, processus tout aussi destructeur et probablement encore plus pernicieux car moins spéctaculaire.
S'est alors affirmé un autre pouvoir, aujourd'hui largement plus fort que tout autre, celui de la Finance Mondiale. (qu'on vienne me dire que la finance a toujours existé et j'en conviendrais, mais pas dans ces proportions ni avec cette ampleur... de plus elle entrait de plein fouet dans la dialectique capitalisme vs marxisme et ses fonctions étaient tout autres... ce qui est aussi un sujet passionnant - fichtre, ce qu'ils sont nombreux - et qui demanderait de faire oeuvre d'historien)
Dans cette affirmation, il ne faut pas voir un jugement mais un constat.
J'ai beau écouter beaucoup de conférences, tenues par des analystes de bords différents, quasiment tous s'accordent à le reconnaître, la Finance Mondiale, avec à sa suite les institutions bancaires est devenue un monstre incontrôlable.
A tel point incontrôlable que tous ou presque s'accorde à prédire un désastre économique et donc humain sans précédent pour les années à venir.
En terme de dommages sociaux, dans les pays anciennement riches, dans les pays nouvellement riches, dans les pays émergents, dans les pays pauvres, le risque est partout.
Bien plus que ça, dans de nombreux lieux, ce n'est déjà pas un risque mais un drame avéré.
Le point commun de l'ensemble de ces désordres, sur l'ensemble de la surface du globe à une origine commune, simple comme tout à identifier:
L'AVIDITE et la SOIF DE PROFIT, que la Finance Mondiale alimente mais paradoxalement, ne suffit jamais à étancher.
C'est hyper simple et effrayant.
Tellement simple que ça semble improbable.
Je ne peux pas faire la liste des massacres sociaux (sweat shops, villes fantôme anciennement industrielles, délocalisations etc..), économiques (faillites, crise des subprimes, too big to fail à recapitaliser etc...), écologiques (gaz de schistes, déforestations massives, pollution exponentielle, épuisement des ressources etc...) et de tout autres natures.
Le dénominateur commun entre tous ces massacres, dont la victime principale est l'ensemble de l'HUMANITE, c'est précisément ce que je mets en avant, l'AVIDITE !!!
Accessoirement, il faudrait s'interroger sur cette réalité incroyable qui fait que les préoccupations des sociétés humaines ne se tournent pas (ou plus, pour un peu qu'elles l'aient jamais été), vers le bien être général des HOMMES, alors que globalement, toutes les écoles philosophiques prétendent le contraire mordicus (que ce soient des écoles religieuses ou politiques, le constat est le même).
Mais c'est pas vraiment le sujet du moment.
Vous allez me dire que j'ai perdu la notion d'équilibre en cours de route...
Mais j'ai retourne.
Considérant que pour qu'il y ait équilibre, il faut des forces qui s'opposent, on doit arriver à se demander quelle serait la force capable de s'opposer à celle que représente la Finance Mondiale.
Eh, oui, c'est l'un des points clefs.
Pour mettre fin à l'hégémonie de ce monstre que nous avons su créer, il faut lui en opposer un autre tout aussi puissant.
Et selon moi, la seule puissance capable de le faire est celle des Etats...
Ce qui nous relance sur une autre question fondamentale (sujet croustillant encore), celle de l'Etat, de ce qu'il représente, de ceux qu'il représente et comment il fait ce job.
Pour faire simple, l'Etat, où qu'il se trouve, c'est NOUS !!!
Le peuple lui même, qui doit en prendre le contrôle, sans partage et permanent.
Oui, oui, il y a là aussi des objections à faire et surtout, un gros travail de réflexion à mener sur la représentativité etc... je sais, puis aussi sur ce que devrait être le rôle de l'Etat et ses missions.
D'ailleurs, je fais encore une incise pour dire qu'on a vécu sur ce sujet un tournant qui n'en n'était pas un alors qu'il aurait du l'être à la suite de la grosse crise de 2008.
A ce moment, on avait la capacité de remettre une forme d'équilibre dans les pouvoirs et les Etats auraient pu reprendre pour partie la main face à la Finance, en réel péril.
Que croyez vous qu'il fut fait ? Un cadeau phénoménal et somptueux, par le biais de recapitalisations sans contreparties. Ce qui est purement hallucinant et qui ne correspond en rien aux doctrines de l'économie libérale, qui aurait dû vouloir que des entreprises privées soient sanctionnées pour leurs mauvais résultats... (tiens, ça ferait encore un sujet terrible ce truc...)
Euh, je reprends et j'en finis.
Voilà où je voulais en venir.
L'un des maux reconnus mondialement, c'est la trop grande puissance de la Finance Mondiale.
Et je prétends que le seul moyen de s'y opposer est de trouver une force de puissance égale à mettre en face.
Que cette puissance ne peut qu'être celle des Etats, avec leurs capacités à créer la Loi et le Droit.
Et que les Etats, c'est à NOUS, le PEUPLE d'en faire le bon usage.
Et par conséquent, qu'il est temps de modifier à l'échelle dont nous sommes capables, les équilibres actuels.
Il me semble, (et là encore quelles que soient les écoles de pensée et d'analyse, nombreux s'y accordent), que les Etats ne savent pas être en relations directes avec leurs peuples.
Pas étonnant dès lors, qu'ils prennent des décisions qui nous desservent.
Voilà, c'est pas con, c'que j'dis ?
Mais qu'est ce que je propose ?
Bientôt la suite.
Action ?
Réaction !!!
Lorsque les forces en présence sont d'intensités égales, il y a immobilité, ou plutôt équilibre (car l'équilibre existe également dans le mouvement).
L'équilibre, c'est un état stable par nature, qu'un rien peut suffire à mettre en danger.
L'équilibre est donc un moment fragile.
Nous avons tous expérimenté cette réalité.
En poussant une balançoire jusqu'ici à l'arrêt.
En essayant de maintenir sur la paume de la main, tête en haut un balais ou autre objet de ce genre.
En roulant à bicyclette, avec un skate, une trottinette ou une moto et même, pour certains adeptes de ce sport, en glissant en planche à ressac sur les rouleaux de l'océan (vous noterez le second degré au passage).
On voit donc, que l'équilibre n'est pas antinomique du mouvement et qu'il peut même se satisfaire d'une certaine instabilité.
Car l'équilibre se mesure à un instant T et marque un état passager, quoi qu'il en soit.
On notera aussi que la notion d'équilibre est en premier une notion physique.
Et que cette notion s'est étendue, métaphoriquement à d'autres domaines de l'activité humaine.
On parle d'équilibres et de déséquilibres sociaux, financiers (à l'échelle personnelle comme à l'échelle globale), écologiques, sportifs etc etc...
Ce que je souhaiterais mettre en avant, avec ce court développement sur la notion d'équilibre, c'est surtout ce qui est annoncé en préambule:
l'équilibre est la somme de forces dont le total est nul... au moment où on le constate.
Facile à conceptualiser quand le nombre de forces en présences est au nombre de deux, l'équation devient plus complexe au fur et à mesure que les forces en présence se multiplient.
On a bien compris également que le concept d'équilibre sait s'appliquer à différent domaines. Y compris les domaines sociaux et économiques.
Autrefois, peut être par soucis de simplification, on nous offrait l'image d'un monde dualiste.
Pour schématiser à l'extrême, on opposait un monde de l'Est et un monde de l'Ouest et s'était installé un genre d'équilibre particulier, basé sur la terreur (on peut au passage se demander au profit de qui et de quoi - et on y lira les prémices de la situation que l'on connait aujourd'hui).
L'avantage que l'on pourrait voir dans ce modèle simpliste, c'est précisément la facilité de généralisation qu'il offrait.
On était soit collectiviste/communiste/marxophile etc... soit capitaliste/libéral etc... encore que...
Bref, il était facile d'opposer des idéologies et partant, des théories sociales, financières ou politiques.
Entre temps, s'est produite (sans rentrer dans des détails historiques - je ne suis pas historien non plus) la disparition (ou l'éclatement) du bloc de l'Est.
Et avec lui, l'équilibre qui régissait le monde depuis le début de la Guerre Froide.
Assez étrangement, coïncide avec ce processus à l'Est, un autre, à l'Ouest, sous le visage de lois de dérégulations fiscales et autres réformes de l'économie en voie de mondialisation accélérée, processus tout aussi destructeur et probablement encore plus pernicieux car moins spéctaculaire.
S'est alors affirmé un autre pouvoir, aujourd'hui largement plus fort que tout autre, celui de la Finance Mondiale. (qu'on vienne me dire que la finance a toujours existé et j'en conviendrais, mais pas dans ces proportions ni avec cette ampleur... de plus elle entrait de plein fouet dans la dialectique capitalisme vs marxisme et ses fonctions étaient tout autres... ce qui est aussi un sujet passionnant - fichtre, ce qu'ils sont nombreux - et qui demanderait de faire oeuvre d'historien)
Dans cette affirmation, il ne faut pas voir un jugement mais un constat.
J'ai beau écouter beaucoup de conférences, tenues par des analystes de bords différents, quasiment tous s'accordent à le reconnaître, la Finance Mondiale, avec à sa suite les institutions bancaires est devenue un monstre incontrôlable.
A tel point incontrôlable que tous ou presque s'accorde à prédire un désastre économique et donc humain sans précédent pour les années à venir.
En terme de dommages sociaux, dans les pays anciennement riches, dans les pays nouvellement riches, dans les pays émergents, dans les pays pauvres, le risque est partout.
Bien plus que ça, dans de nombreux lieux, ce n'est déjà pas un risque mais un drame avéré.
Le point commun de l'ensemble de ces désordres, sur l'ensemble de la surface du globe à une origine commune, simple comme tout à identifier:
L'AVIDITE et la SOIF DE PROFIT, que la Finance Mondiale alimente mais paradoxalement, ne suffit jamais à étancher.
C'est hyper simple et effrayant.
Tellement simple que ça semble improbable.
Je ne peux pas faire la liste des massacres sociaux (sweat shops, villes fantôme anciennement industrielles, délocalisations etc..), économiques (faillites, crise des subprimes, too big to fail à recapitaliser etc...), écologiques (gaz de schistes, déforestations massives, pollution exponentielle, épuisement des ressources etc...) et de tout autres natures.
Le dénominateur commun entre tous ces massacres, dont la victime principale est l'ensemble de l'HUMANITE, c'est précisément ce que je mets en avant, l'AVIDITE !!!
Accessoirement, il faudrait s'interroger sur cette réalité incroyable qui fait que les préoccupations des sociétés humaines ne se tournent pas (ou plus, pour un peu qu'elles l'aient jamais été), vers le bien être général des HOMMES, alors que globalement, toutes les écoles philosophiques prétendent le contraire mordicus (que ce soient des écoles religieuses ou politiques, le constat est le même).
Mais c'est pas vraiment le sujet du moment.
Vous allez me dire que j'ai perdu la notion d'équilibre en cours de route...
Mais j'ai retourne.
Considérant que pour qu'il y ait équilibre, il faut des forces qui s'opposent, on doit arriver à se demander quelle serait la force capable de s'opposer à celle que représente la Finance Mondiale.
Eh, oui, c'est l'un des points clefs.
Pour mettre fin à l'hégémonie de ce monstre que nous avons su créer, il faut lui en opposer un autre tout aussi puissant.
Et selon moi, la seule puissance capable de le faire est celle des Etats...
Ce qui nous relance sur une autre question fondamentale (sujet croustillant encore), celle de l'Etat, de ce qu'il représente, de ceux qu'il représente et comment il fait ce job.
Pour faire simple, l'Etat, où qu'il se trouve, c'est NOUS !!!
Le peuple lui même, qui doit en prendre le contrôle, sans partage et permanent.
Oui, oui, il y a là aussi des objections à faire et surtout, un gros travail de réflexion à mener sur la représentativité etc... je sais, puis aussi sur ce que devrait être le rôle de l'Etat et ses missions.
D'ailleurs, je fais encore une incise pour dire qu'on a vécu sur ce sujet un tournant qui n'en n'était pas un alors qu'il aurait du l'être à la suite de la grosse crise de 2008.
A ce moment, on avait la capacité de remettre une forme d'équilibre dans les pouvoirs et les Etats auraient pu reprendre pour partie la main face à la Finance, en réel péril.
Que croyez vous qu'il fut fait ? Un cadeau phénoménal et somptueux, par le biais de recapitalisations sans contreparties. Ce qui est purement hallucinant et qui ne correspond en rien aux doctrines de l'économie libérale, qui aurait dû vouloir que des entreprises privées soient sanctionnées pour leurs mauvais résultats... (tiens, ça ferait encore un sujet terrible ce truc...)
Euh, je reprends et j'en finis.
Voilà où je voulais en venir.
L'un des maux reconnus mondialement, c'est la trop grande puissance de la Finance Mondiale.
Et je prétends que le seul moyen de s'y opposer est de trouver une force de puissance égale à mettre en face.
Que cette puissance ne peut qu'être celle des Etats, avec leurs capacités à créer la Loi et le Droit.
Et que les Etats, c'est à NOUS, le PEUPLE d'en faire le bon usage.
Et par conséquent, qu'il est temps de modifier à l'échelle dont nous sommes capables, les équilibres actuels.
Il me semble, (et là encore quelles que soient les écoles de pensée et d'analyse, nombreux s'y accordent), que les Etats ne savent pas être en relations directes avec leurs peuples.
Pas étonnant dès lors, qu'ils prennent des décisions qui nous desservent.
Voilà, c'est pas con, c'que j'dis ?
Mais qu'est ce que je propose ?
Bientôt la suite.
Action ?
Réaction !!!
15 janvier 2015
C'est pas con c'que tu dis...
Celle là, pour l'apprécier, faut avoir des lettres, et pas n'importe lesquelles.
Citer Jean Yanne, dans le texte et sans traducteur intégré, faut oser et j'ose.
Pour ceux qui savent pas, qu'ils demandent et on expliquera...
Et puis là, directement je risquerais bien de tomber dans une critique assez frontale du "système" des idées dans ce pays... et peut être dans d'autres.
Puis on me dirait que je suis aigri et que je vois du complot et de la manipulation partout (pour mémoire, j'aurais pas totalement tort...).
Imaginons que j'aie les meilleures idées du monde, ce dont je doute, pasque beaucoup en ont des super idées et des propositions en bois des îles ou en béton pur sucre.
Et vous savez ce qu'on en fait, en moyenne, des bonnes idées, quand elles sont hors norme, par ici ?
On en dit juste qu'elles sont irréalistes.
Et ça veut dire quoi, irréalistes ?
Simplement qu'elle ne peuvent pas correspondre à ce que les grand partis savent vendre ou mettre en oeuvre... ni à ce qui "passe bien" dans les médias, qui veulent du temps de cerveau disponible et rien d'autre, en moyenne.
Je ne vais pas ici rentrer dans le détail de ce que j'entends par là, mais il est possible un jour ou l'autre que j'y arrive.
Bref, ce petit billet sert rien qu'à ça, dire, oui, c'est pas con c'que j'dis.
Et oui, j'ai autre chose à dire et je le ferai.
Bientôt.
Et sans être forcément spécialiste desdits sujets, simplement, avec le genre de bon sens et de mauvais esprit dont je suis bénéficiaire.
Citer Jean Yanne, dans le texte et sans traducteur intégré, faut oser et j'ose.
Pour ceux qui savent pas, qu'ils demandent et on expliquera...
Prêts ?
- C'est pas con c'que tu dis ! hein c'est pas con c'qu'il dit ?
- Ouais, c'est pas con c'qu'il dit mais qu'est-ce qu'il dit d'autre ?
- Ah c'est pas con c'que tu dis ! Qu'est-ce que tu dis d'autre ?
- Ouais, c'est pas con c'qu'il dit mais qu'est-ce qu'il dit d'autre ?
- Ah c'est pas con c'que tu dis ! Qu'est-ce que tu dis d'autre ?
Alors, pourquoi est ce que je citerais ça, aussi excellente que l'oeuvre puisse être (on a dit blog subjectif n'est ce pas) ?.
Et bien, c'est tout simple.
Quand on pointe des incongruités, quand on se permet de critiquer des états de faits, quand on s'autorise des opinions, on a parfois droit à des réflexions, des questions, des arguments contraires, parfois... Souvent personne n'en n'a rien à foutre aussi, à vrai dire.
Mais le plus fréquent c'est quand même d'entendre dire, ou de lire...
Quand on pointe des incongruités, quand on se permet de critiquer des états de faits, quand on s'autorise des opinions, on a parfois droit à des réflexions, des questions, des arguments contraires, parfois... Souvent personne n'en n'a rien à foutre aussi, à vrai dire.
Mais le plus fréquent c'est quand même d'entendre dire, ou de lire...
"Oké, c'est cool ce que tu dis mais concrètement, tu propose quoi, puis tu fais quoi ?"
Vache de question...
Première partie de réponse possible, je fais quoi ?
Ben, je cause, je cause et je cause encore, je fais usage de ma capacité d'analyse, de recul et de critique.
Puis maintenant, je formalise tout ça dans un blog d'action collective, première manière d'agir, en mettant à la disposition du plus grand nombre possible (en tout immodestie) quelques unes de mes tribulations intellectuelles puis de les faire accompagner de celles des copains, avec qui on ne partage pas toujours les points de vue.
Mais ça reste des papotes tout ça et effectivement, pas encore de la "vraie" action.
La seconde partie de la question, qui mène à la seconde partie de la réponse, c'est "qu'est ce que tu proposes ?"
Vache de question...
Première partie de réponse possible, je fais quoi ?
Ben, je cause, je cause et je cause encore, je fais usage de ma capacité d'analyse, de recul et de critique.
Puis maintenant, je formalise tout ça dans un blog d'action collective, première manière d'agir, en mettant à la disposition du plus grand nombre possible (en tout immodestie) quelques unes de mes tribulations intellectuelles puis de les faire accompagner de celles des copains, avec qui on ne partage pas toujours les points de vue.
Mais ça reste des papotes tout ça et effectivement, pas encore de la "vraie" action.
La seconde partie de la question, qui mène à la seconde partie de la réponse, c'est "qu'est ce que tu proposes ?"
Ben, justement, je vais dans les temps qui viennent me permettre d'en faire, des propositions, parfois, qui suivront ou accompagneront mes réflexions.
Des fois ce sera malin et des fois non mais au moins, ce sera concrètement discutable et opposable.
Après, en tout dernier, on me demandera toujours "ce que je fais ?"...
Du coup, là j'opposerais à cette question une autre : "qu'est ce que je peux faire, pour de bon, quelles sont mes marges de manœuvre, à part ce que j'ai déjà dit ?"
Tu me vois, dans la rue, avec un grand bâton, comme Moïse, guidant le peuple hors d'Egypte et faisant face à Pharaon ?
Donc, ce que je peux faire, c'est ça, causer, avec une audience restreinte mais c'est déjà ça.
Après, "FAIRE", je sais pas trop ce que ça voudrait dire...
Causer, c'est déjà pas mal.
Si mes idées sont formidable, ça serait peut être gratifiant de les voir se diffuser mais de quelle façon et à quel prix, etc etc... je laisse ce sujet en plan.
Des fois ce sera malin et des fois non mais au moins, ce sera concrètement discutable et opposable.
Après, en tout dernier, on me demandera toujours "ce que je fais ?"...
Du coup, là j'opposerais à cette question une autre : "qu'est ce que je peux faire, pour de bon, quelles sont mes marges de manœuvre, à part ce que j'ai déjà dit ?"
Tu me vois, dans la rue, avec un grand bâton, comme Moïse, guidant le peuple hors d'Egypte et faisant face à Pharaon ?
Donc, ce que je peux faire, c'est ça, causer, avec une audience restreinte mais c'est déjà ça.
Après, "FAIRE", je sais pas trop ce que ça voudrait dire...
Causer, c'est déjà pas mal.
Si mes idées sont formidable, ça serait peut être gratifiant de les voir se diffuser mais de quelle façon et à quel prix, etc etc... je laisse ce sujet en plan.
Et puis là, directement je risquerais bien de tomber dans une critique assez frontale du "système" des idées dans ce pays... et peut être dans d'autres.
Puis on me dirait que je suis aigri et que je vois du complot et de la manipulation partout (pour mémoire, j'aurais pas totalement tort...).
Imaginons que j'aie les meilleures idées du monde, ce dont je doute, pasque beaucoup en ont des super idées et des propositions en bois des îles ou en béton pur sucre.
Et vous savez ce qu'on en fait, en moyenne, des bonnes idées, quand elles sont hors norme, par ici ?
On en dit juste qu'elles sont irréalistes.
Et ça veut dire quoi, irréalistes ?
Simplement qu'elle ne peuvent pas correspondre à ce que les grand partis savent vendre ou mettre en oeuvre... ni à ce qui "passe bien" dans les médias, qui veulent du temps de cerveau disponible et rien d'autre, en moyenne.
Je ne vais pas ici rentrer dans le détail de ce que j'entends par là, mais il est possible un jour ou l'autre que j'y arrive.
Bref, ce petit billet sert rien qu'à ça, dire, oui, c'est pas con c'que j'dis.
Et oui, j'ai autre chose à dire et je le ferai.
Bientôt.
Et sans être forcément spécialiste desdits sujets, simplement, avec le genre de bon sens et de mauvais esprit dont je suis bénéficiaire.
14 janvier 2015
Ou: "comment réinventer l'eau tiède" ?
Contexte: une semaine après le massacre à l'hebdomadaire Charlie Hebdo.
Dans certains établissement scolaires, des réactions d'élèves "douteuses" ont alerté (enfin oserais je dire ?) le corps enseignant et les dirigeants de l'enseignement national.
Parallèlement, la question du parcours scolaire des terroristes a été soulevée, avec en lancinante question de fond, "comment a t'on pu en arriver là ?".
Une semaine plus tard, la Ministre de l'éducation nationale s'adresse aux recteurs etc... tout est dans ce lien, y compris l'intégralité du discours, je vous laisse le lire in extenso si vous avez le temps et l'envie:
http://www.education.gouv.fr/cid85394/mobilisons-l-ecole-pour-les-valeurs-de-la-republique-discours-de-najat-vallaud-belkacem.html
Sur le discours lui même, n'étant pas technicien de l'école, quoique l'ayant fréquentée longuement, je ne dis rien de spécial, si ce n'est qu'il m'a semblé bien creux et plein de phrases fourre tout de communicants.
Qu'il ne fait que dire et répéter ce qui se trimbale de studio tévé en studio radio, sur un air de vieille scie sur les "valeurs de la république" etc...
Valeurs soit dit au passage que je ne rejette pas, quand il s'agit de laïcité, de respect de l'autre et tout ce que vous maîtrisez toutes et tous.
Moi, de ce discours, ce que je retiens, c'est qu'il semble déjà exister plein de trucs chouettes, mais qui ne sont pas mis en oeuvre et que la gentille ministre n'apporte rien d'autre que du vent pour gonfler un discours un peu trop vide...
Mais il se peut que je me trompe... et on peut m'expliquer pourquoi, ça m'intéresserait de savoir.
Avec ce long préambule, je voulais juste pointer deux citations extraites de ce discours.
Citations qui se trouvent en début d'intervention.
Les voici:
"Oui, la forme de délitement du lien social au cours des trente dernières années de crise économique et sociale n’a pas épargné l’école."
"Comment transmettre le vivre-ensemble quand les élèves ne font plus l’expérience de la mixité sociale au sein des écoles et des établissements ?
Najat Vallaud-Belkacem, 13 janvier 2015
Réunion des recteurs
Et moi, ce genre de phrases, ça ne me parle pas tellement d'éducation mais ça m'évoque autre chose, en partie lié à la notion de foutage de gueule.
Je sais qu'on dira que l'alternance politique empêche la longue durée dans les projets gouvernementaux.
Je sais qu'on me dira que la course échevelée aux échéances politiques est un écueil...
Soit.
Néanmoins, il y a une persistance de la fonction, me semble t'il et un communauté de vision dans la gestions des affaires de l'état.
Je ne vais pas ici rentrer dans la discussion qui permettrait de distinguer une politique "réaliste et pragmatique" de gauche qui ressemble fort à une de droite "sociale et humaniste", ça serait fastidieux et convenu.
Néanmoins...
A ce qui me semble et sauf erreur de ma part, des choix de société ont étés faits il y a un peu moins de dix ans, après la "crise" de 2008 non ?
Choix qui nous ont poussés à engager des milliers de millions d'euros dans le maintien d'un système bancaire par nature chamoteux.
Choix qui nous ont menés également à sacrifier sur l'autel du pragmatisme, les services publics en règle générale, l'éducation en particulier, avec la santé, les transports etc... etc...
La "crise économique" na pas épargné pas l'école ? (noter les guillemets et songer à Etienne Chouard qui défend l'idée qu'il n'y a pas de crise, du moins, pour ceux qui bénéficient du système à plein régime)
Nenni !!!
Ce sont les choix sociétaux et le culte du veau d'or, qui ont martyrisé l'école.
Accessoirement et même si c'est pas drôle, le capitalisme à haut rendement ne demande pas des citoyens éduqués pour le faire tenir debout mais des consommateur dociles.
D'ici à y voir un lien de cause à effet et succomber à la théorie du complot, il n'y a qu'un petit pas que je me refuse de franchir.
Second point que j'ai relevé "la mixité sociale" qui ne serait plus expérimentée dans les écoles.
Sur ce sujet, deux réflexions...
D'abord:
L'école a t'elle vraiment été à un moment ou l'autre le lieu de la "mixité sociale" ?
N'y avait il pas avant des quartiers de riches et des quartiers de pauvres ?
Ne mettait on pas les têtes blondes et bourgeoises dans des institutions privées ?
Et donc, n'y a t'il pas un peu un genre de fable derrière cette idée là ?
Pour le coup, des études de sociologie doivent en traiter et je serai curieux de les connaitre, merci de les proposer à la lecture.
Ensuite:
J'en reviens à la question des missions de l'Etat, à l'idée de la gestion du territoire, des villes, des lieux de vie publique.
A qui, sinon aux "élites", devrait revenir le mérite d'une gestion plus que douteuse des espaces urbains ?
A qui devons nous les lacunes dans les schémas directeurs ?
A qui devons nous des choix urbanistiques désastreux ?
Encore et toujours, semble t'il, l'état s'est dégagé de ses responsabilités et a laissé le champ libre au secteur privé.
Eh, oui...
Comment sont gérées ces banlieues de merde, celles où naissent et grandissent les jeunes irrécupérables et potentiellement djhadistes ?
Où sont les écoles, lycées, collèges, médiathèques, transports en commun ?
Comment sont gérés les parcs de logements ?
Ben, oui, ça en fait des questions et des bien gênantes...
Puis où y a de la gêne, y a pas de plaisir.
Je vais en rester là pour ce coup.
Mais dans cet assez long texte, un peu fouillis, certes pointent plusieurs questions, dont certaines me tiennent à coeur et sur lesquelles je reviendrai en temps voulu.
Je voulais juste, en l'occurrence, sauter sur l'occasion qui m'était données par la ministre, pour à mon tour sauter sur ces questions que je vous soumets.
N'hésitez donc pas à réagir.
Article du Monde, sur les "réactions douteuses" évoquées en début de billet.
http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/01/10/a-saint-denis-collegiens-et-lyceens-ne-sont-pas-tous-charlie_4553048_3224.html
13 janvier 2015
Une inquiétante naïveté.
L'inquiétante étrangeté Das Unheimliche en allemand est un concept freudien.
L'essai, paru en 1919 et traduit en français par Marie Bonaparte, analyse le malaise né d'une rupture dans la rationalité rassurante de la vie quotidienne. WIKIPEDIA
« Malaise né d’une rupture dans la rationalité rassurante de la vie quotidienne »
Ne somme nous pas en train de vivre une rupture? Ne vivons-nous pas collectivement une sorte de malaise?
La précipitation récente d’évènements, violents, inhabituels, totalement en décalage avec le quotidien ronronnant d’une république et d’une démocratie endormie dans la satisfaction d’elle-même, nous a précipité pèle mêle, dans la confusion, la révolte, et le besoins de nous retrouver d’urgence autours de valeurs communes. Valeurs dont nous étions certains d’être les gardiens bienveillants et bienheureux. Valeurs tellement acquises que nous les avons laissées en friche.
Une inquiétante naïveté.
Celle de croire qu’une marche, réparera instantanément l’irréparable.
Celle de croire qu’un bain de foule sans discernement lavera des années de mépris de ce que nous sommes, et donc de ce que les autres sont.
Naïveté de suivre aveuglément ceux-là même qui nous enfoncent de plus en plus dans leurs contradictions et leurs erreurs. Nous leurs en donnons cycliquement le pouvoir, sous forme de quinquennat.
Ainsi tel le joueur de flûte de la fable, ils nous ont baladés d’un symbole (La République), vers un autre (La Nation), en utilisant nos peurs, réveillées par l’inhabituel.
Cet inhabituel n’est-il pas le quotidien de tellement d’hommes, de femmes et d’enfants dans le monde, sans que cela ne devienne le prétexte à un sursaut planétaire.
Ne devrions-nous pas être debout et en marche, chaque jours ?
Nous le serions si seulement nos yeux restaient ouverts et regardaient le monde autrement que par medias et écrans interposés.
La piqure à fait mal, mais la substance qu’elle libère risque d’être encore plus terrible.
L'essai, paru en 1919 et traduit en français par Marie Bonaparte, analyse le malaise né d'une rupture dans la rationalité rassurante de la vie quotidienne. WIKIPEDIA
« Malaise né d’une rupture dans la rationalité rassurante de la vie quotidienne »
Ne somme nous pas en train de vivre une rupture? Ne vivons-nous pas collectivement une sorte de malaise?
La précipitation récente d’évènements, violents, inhabituels, totalement en décalage avec le quotidien ronronnant d’une république et d’une démocratie endormie dans la satisfaction d’elle-même, nous a précipité pèle mêle, dans la confusion, la révolte, et le besoins de nous retrouver d’urgence autours de valeurs communes. Valeurs dont nous étions certains d’être les gardiens bienveillants et bienheureux. Valeurs tellement acquises que nous les avons laissées en friche.
Une inquiétante naïveté.
Celle de croire qu’une marche, réparera instantanément l’irréparable.
Celle de croire qu’un bain de foule sans discernement lavera des années de mépris de ce que nous sommes, et donc de ce que les autres sont.
Naïveté de suivre aveuglément ceux-là même qui nous enfoncent de plus en plus dans leurs contradictions et leurs erreurs. Nous leurs en donnons cycliquement le pouvoir, sous forme de quinquennat.
Ainsi tel le joueur de flûte de la fable, ils nous ont baladés d’un symbole (La République), vers un autre (La Nation), en utilisant nos peurs, réveillées par l’inhabituel.
Cet inhabituel n’est-il pas le quotidien de tellement d’hommes, de femmes et d’enfants dans le monde, sans que cela ne devienne le prétexte à un sursaut planétaire.
Ne devrions-nous pas être debout et en marche, chaque jours ?
Nous le serions si seulement nos yeux restaient ouverts et regardaient le monde autrement que par medias et écrans interposés.
La piqure à fait mal, mais la substance qu’elle libère risque d’être encore plus terrible.
Inscription à :
Commentaires (Atom)