C'est un principe bien connu en physique, que l'équilibre consiste en deux forces de direction opposées et d'intensités égales...
Lorsque les forces en présence sont d'intensités égales, il y a immobilité, ou plutôt équilibre (car l'équilibre existe également dans le mouvement).
L'équilibre, c'est un état stable par nature, qu'un rien peut suffire à mettre en danger.
L'équilibre est donc un moment fragile.
Nous avons tous expérimenté cette réalité.
En poussant une balançoire jusqu'ici à l'arrêt.
En essayant de maintenir sur la paume de la main, tête en haut un balais ou autre objet de ce genre.
En roulant à bicyclette, avec un skate, une trottinette ou une moto et même, pour certains adeptes de ce sport, en glissant en planche à ressac sur les rouleaux de l'océan (vous noterez le second degré au passage).
On voit donc, que l'équilibre n'est pas antinomique du mouvement et qu'il peut même se satisfaire d'une certaine instabilité.
Car l'équilibre se mesure à un instant T et marque un état passager, quoi qu'il en soit.
On notera aussi que la notion d'équilibre est en premier une notion physique.
Et que cette notion s'est étendue, métaphoriquement à d'autres domaines de l'activité humaine.
On parle d'équilibres et de déséquilibres sociaux, financiers (à l'échelle personnelle comme à l'échelle globale), écologiques, sportifs etc etc...
Ce que je souhaiterais mettre en avant, avec ce court développement sur la notion d'équilibre, c'est surtout ce qui est annoncé en préambule:
l'équilibre est la somme de forces dont le total est nul... au moment où on le constate.
Facile à conceptualiser quand le nombre de forces en présences est au nombre de deux, l'équation devient plus complexe au fur et à mesure que les forces en présence se multiplient.
On a bien compris également que le concept d'équilibre sait s'appliquer à différent domaines. Y compris les domaines sociaux et économiques.
Autrefois, peut être par soucis de simplification, on nous offrait l'image d'un monde dualiste.
Pour schématiser à l'extrême, on opposait un monde de l'Est et un monde de l'Ouest et s'était installé un genre d'équilibre particulier, basé sur la terreur (on peut au passage se demander au profit de qui et de quoi - et on y lira les prémices de la situation que l'on connait aujourd'hui).
L'avantage que l'on pourrait voir dans ce modèle simpliste, c'est précisément la facilité de généralisation qu'il offrait.
On était soit collectiviste/communiste/marxophile etc... soit capitaliste/libéral etc... encore que...
Bref, il était facile d'opposer des idéologies et partant, des théories sociales, financières ou politiques.
Entre temps, s'est produite (sans rentrer dans des détails historiques - je ne suis pas historien non plus) la disparition (ou l'éclatement) du bloc de l'Est.
Et avec lui, l'équilibre qui régissait le monde depuis le début de la Guerre Froide.
Assez étrangement, coïncide avec ce processus à l'Est, un autre, à l'Ouest, sous le visage de lois de dérégulations fiscales et autres réformes de l'économie en voie de mondialisation accélérée, processus tout aussi destructeur et probablement encore plus pernicieux car moins spéctaculaire.
S'est alors affirmé un autre pouvoir, aujourd'hui largement plus fort que tout autre, celui de la Finance Mondiale. (qu'on vienne me dire que la finance a toujours existé et j'en conviendrais, mais pas dans ces proportions ni avec cette ampleur... de plus elle entrait de plein fouet dans la dialectique capitalisme vs marxisme et ses fonctions étaient tout autres... ce qui est aussi un sujet passionnant - fichtre, ce qu'ils sont nombreux - et qui demanderait de faire oeuvre d'historien)
Dans cette affirmation, il ne faut pas voir un jugement mais un constat.
J'ai beau écouter beaucoup de conférences, tenues par des analystes de bords différents, quasiment tous s'accordent à le reconnaître, la Finance Mondiale, avec à sa suite les institutions bancaires est devenue un monstre incontrôlable.
A tel point incontrôlable que tous ou presque s'accorde à prédire un désastre économique et donc humain sans précédent pour les années à venir.
En terme de dommages sociaux, dans les pays anciennement riches, dans les pays nouvellement riches, dans les pays émergents, dans les pays pauvres, le risque est partout.
Bien plus que ça, dans de nombreux lieux, ce n'est déjà pas un risque mais un drame avéré.
Le point commun de l'ensemble de ces désordres, sur l'ensemble de la surface du globe à une origine commune, simple comme tout à identifier:
L'AVIDITE et la SOIF DE PROFIT, que la Finance Mondiale alimente mais paradoxalement, ne suffit jamais à étancher.
C'est hyper simple et effrayant.
Tellement simple que ça semble improbable.
Je ne peux pas faire la liste des massacres sociaux (sweat shops, villes fantôme anciennement industrielles, délocalisations etc..), économiques (faillites, crise des subprimes, too big to fail à recapitaliser etc...), écologiques (gaz de schistes, déforestations massives, pollution exponentielle, épuisement des ressources etc...) et de tout autres natures.
Le dénominateur commun entre tous ces massacres, dont la victime principale est l'ensemble de l'HUMANITE, c'est précisément ce que je mets en avant, l'AVIDITE !!!
Accessoirement, il faudrait s'interroger sur cette réalité incroyable qui fait que les préoccupations des sociétés humaines ne se tournent pas (ou plus, pour un peu qu'elles l'aient jamais été), vers le bien être général des HOMMES, alors que globalement, toutes les écoles philosophiques prétendent le contraire mordicus (que ce soient des écoles religieuses ou politiques, le constat est le même).
Mais c'est pas vraiment le sujet du moment.
Vous allez me dire que j'ai perdu la notion d'équilibre en cours de route...
Mais j'ai retourne.
Considérant que pour qu'il y ait équilibre, il faut des forces qui s'opposent, on doit arriver à se demander quelle serait la force capable de s'opposer à celle que représente la Finance Mondiale.
Eh, oui, c'est l'un des points clefs.
Pour mettre fin à l'hégémonie de ce monstre que nous avons su créer, il faut lui en opposer un autre tout aussi puissant.
Et selon moi, la seule puissance capable de le faire est celle des Etats...
Ce qui nous relance sur une autre question fondamentale (sujet croustillant encore), celle de l'Etat, de ce qu'il représente, de ceux qu'il représente et comment il fait ce job.
Pour faire simple, l'Etat, où qu'il se trouve, c'est NOUS !!!
Le peuple lui même, qui doit en prendre le contrôle, sans partage et permanent.
Oui, oui, il y a là aussi des objections à faire et surtout, un gros travail de réflexion à mener sur la représentativité etc... je sais, puis aussi sur ce que devrait être le rôle de l'Etat et ses missions.
D'ailleurs, je fais encore une incise pour dire qu'on a vécu sur ce sujet un tournant qui n'en n'était pas un alors qu'il aurait du l'être à la suite de la grosse crise de 2008.
A ce moment, on avait la capacité de remettre une forme d'équilibre dans les pouvoirs et les Etats auraient pu reprendre pour partie la main face à la Finance, en réel péril.
Que croyez vous qu'il fut fait ? Un cadeau phénoménal et somptueux, par le biais de recapitalisations sans contreparties. Ce qui est purement hallucinant et qui ne correspond en rien aux doctrines de l'économie libérale, qui aurait dû vouloir que des entreprises privées soient sanctionnées pour leurs mauvais résultats... (tiens, ça ferait encore un sujet terrible ce truc...)
Euh, je reprends et j'en finis.
Voilà où je voulais en venir.
L'un des maux reconnus mondialement, c'est la trop grande puissance de la Finance Mondiale.
Et je prétends que le seul moyen de s'y opposer est de trouver une force de puissance égale à mettre en face.
Que cette puissance ne peut qu'être celle des Etats, avec leurs capacités à créer la Loi et le Droit.
Et que les Etats, c'est à NOUS, le PEUPLE d'en faire le bon usage.
Et par conséquent, qu'il est temps de modifier à l'échelle dont nous sommes capables, les équilibres actuels.
Il me semble, (et là encore quelles que soient les écoles de pensée et d'analyse, nombreux s'y accordent), que les Etats ne savent pas être en relations directes avec leurs peuples.
Pas étonnant dès lors, qu'ils prennent des décisions qui nous desservent.
Voilà, c'est pas con, c'que j'dis ?
Mais qu'est ce que je propose ?
Bientôt la suite.
Action ?
Réaction !!!
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