15 janvier 2015

C'est pas con c'que tu dis...

Celle là, pour l'apprécier, faut avoir des lettres, et pas n'importe lesquelles.
Citer Jean Yanne, dans le texte et sans traducteur intégré, faut oser et j'ose.
Pour ceux qui savent pas, qu'ils demandent et on expliquera...

Prêts ?
- C'est pas con c'que tu dis ! hein c'est pas con c'qu'il dit ?
- Ouais, c'est pas con c'qu'il dit mais qu'est-ce qu'il dit d'autre ?
- Ah c'est pas con c'que tu dis ! Qu'est-ce que tu dis d'autre ?

Alors, pourquoi est ce que je citerais ça, aussi excellente que l'oeuvre puisse être (on a dit blog subjectif n'est ce pas) ?.
Et bien, c'est tout simple.
Quand on pointe des incongruités, quand on se permet de critiquer des états de faits, quand on s'autorise des opinions, on a parfois droit à des réflexions, des questions, des arguments contraires, parfois... Souvent personne n'en n'a rien à foutre aussi, à vrai dire.
Mais le plus fréquent c'est quand même d'entendre dire, ou de lire...
"Oké, c'est cool ce que tu dis mais concrètement, tu propose quoi, puis tu fais quoi ?"

Vache de question...
Première partie de réponse possible, je fais quoi ?
Ben, je cause, je cause et je cause encore, je fais usage de ma capacité d'analyse, de recul et de critique.
Puis maintenant, je formalise tout ça dans un blog d'action collective, première manière d'agir, en mettant à la disposition du plus grand nombre possible (en tout immodestie) quelques unes de mes tribulations intellectuelles puis de les faire accompagner de celles des copains, avec qui on ne partage pas toujours les points de vue.

Mais ça reste des papotes tout ça et effectivement, pas encore de la "vraie" action.
La seconde partie de la question, qui mène à la seconde partie de la réponse, c'est "qu'est ce que tu proposes ?"
Ben, justement, je vais dans les temps qui viennent me permettre d'en faire, des propositions, parfois, qui suivront ou accompagneront mes réflexions.
Des fois ce sera malin et des fois non mais au moins, ce sera concrètement discutable et opposable.

Après, en tout dernier, on me demandera toujours "ce que je fais ?"...
Du coup, là j'opposerais à cette question une autre : "qu'est ce que je peux faire, pour de bon, quelles sont mes marges de manœuvre, à part ce que j'ai déjà dit ?"
Tu me vois, dans la rue, avec un grand bâton, comme Moïse, guidant le peuple hors d'Egypte et faisant face à Pharaon ?
Donc, ce que je peux faire, c'est ça, causer, avec une audience restreinte mais c'est déjà ça.
Après, "FAIRE", je sais pas trop ce que ça voudrait dire...
Causer, c'est déjà pas mal.
Si mes idées sont formidable, ça serait peut être gratifiant de les voir se diffuser mais de quelle façon et à quel prix, etc etc... je laisse ce sujet en plan.

Et puis là, directement je risquerais bien de tomber dans une critique assez frontale du "système" des idées dans ce pays... et peut être dans d'autres.
Puis on me dirait que je suis aigri et que je vois du complot et de la manipulation partout (pour mémoire, j'aurais pas totalement tort...).
Imaginons que j'aie les meilleures idées du monde, ce dont je doute, pasque beaucoup en ont des super idées et des propositions en bois des îles ou en béton pur sucre.
Et vous savez ce qu'on en fait, en moyenne, des bonnes idées, quand elles sont hors norme, par ici ?
On en dit juste qu'elles sont irréalistes.
Et ça veut dire quoi, irréalistes ?
Simplement qu'elle ne peuvent pas correspondre à ce que les grand partis savent vendre ou mettre en oeuvre... ni à ce qui "passe bien" dans les médias, qui veulent du temps de cerveau disponible et rien d'autre, en moyenne.
Je ne vais pas ici rentrer dans le détail de ce que j'entends par là, mais il est possible un jour ou l'autre que j'y arrive.

Bref, ce petit billet sert rien qu'à ça, dire, oui, c'est pas con c'que j'dis.
Et oui, j'ai autre chose à dire et je le ferai.
Bientôt.
Et sans être forcément spécialiste desdits sujets, simplement, avec le genre de bon sens et de mauvais esprit dont je suis bénéficiaire.

1 commentaire:

  1. Ce n’est pas si con que ça, ce que tu dis.
    Après on parle, on parle et on ne fait rien......
    Mais justement arrêtons-nous et parlons.
    Les indiens appelaient ça un pow wow, d'autres diront : "on vide notre sac", dans les milieux concernés ce serait une conférence.
    C'est un peu le but, un Pow Wow le plus largement partagé possible, on partage et avec le moins de fioritures possibles. Places aux idées et à l'échange. Prenons le temps de le faire.
    Un blog sous forme d'université libre aux vertus philanthropiques et possiblement philosophiques.

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