Bien sûr que je ne suis pas économiste.
Et bien sûr, avec ce que je vais dire, il pourrait y avoir des imprécisions et des objections à faire.
Mais je m’autorise.
Depuis d’assez longues années, on évalue la «performance» des Etats à l’aide d’indices quantitatifs, tels que le Produit Intérieur Brut, la Balance Commerciale, Taux de Chômage, Indices des Prix à la Consommation, Taux de Pauvreté etc… (Dont certains ne sont peut-être qu’en usage chez nous ?)
Un ensemble de moyens d’évaluation probablement efficaces, probablement incomplets et plutôt dogmatiques…
Voilà, ce qui me permet de l’affirmer.
Nous avons tous en mémoire la crise de 2008 et les risques induits pour l’équilibre économique mondial, sur lesquels je ne m’étends pas.
Nous avons également en mémoire, du coup, la crise de la dette en Grèce, Espagne, Portugal…
Et bien sûr, avec ce que je vais dire, il pourrait y avoir des imprécisions et des objections à faire.
Mais je m’autorise.
Depuis d’assez longues années, on évalue la «performance» des Etats à l’aide d’indices quantitatifs, tels que le Produit Intérieur Brut, la Balance Commerciale, Taux de Chômage, Indices des Prix à la Consommation, Taux de Pauvreté etc… (Dont certains ne sont peut-être qu’en usage chez nous ?)
Un ensemble de moyens d’évaluation probablement efficaces, probablement incomplets et plutôt dogmatiques…
Voilà, ce qui me permet de l’affirmer.
Nous avons tous en mémoire la crise de 2008 et les risques induits pour l’équilibre économique mondial, sur lesquels je ne m’étends pas.
Nous avons également en mémoire, du coup, la crise de la dette en Grèce, Espagne, Portugal…
On a alors entendu dire, à peu près partout, des
commentaires guidés par le dogme économique le plus répandu actuellement, que
la Grèce avait (attention, ça fait peur) «PERDU 30% DE SA VALEUR !!!».
Attendez, je reprends parce que c’est incroyable selon moi et je vais m’en expliquer : LA GRECE A PERDU 30% DE SA VALEUR !!!
Attendez, je reprends parce que c’est incroyable selon moi et je vais m’en expliquer : LA GRECE A PERDU 30% DE SA VALEUR !!!
Oui, j’étais obligé d’employer des majuscules tellement c’est
stupéfiant.
Du jour au lendemain un pays, dans son ensemble aurait pu perdre pas loin d’un tiers de ce qu’il valait la veille ?
Alors, je voudrais qu’on m’explique ce que ça veut concrètement dire.
On peut me mettre en regard un PNB et une Dette phénoménale.
On peut m’expliquer des tas de choses mais précisément, pour moi, il est temps de se poser de vraies bonnes questions sur ce qu’on considère être la valeur et de la richesse des pays… Et s’il y a une différence avec celle des Etats (ce qui ouvrirait une discussion sur ce que devrait être un Etat en face du Pays qu’il représente – devrait représenter).
Du jour au lendemain un pays, dans son ensemble aurait pu perdre pas loin d’un tiers de ce qu’il valait la veille ?
Alors, je voudrais qu’on m’explique ce que ça veut concrètement dire.
On peut me mettre en regard un PNB et une Dette phénoménale.
On peut m’expliquer des tas de choses mais précisément, pour moi, il est temps de se poser de vraies bonnes questions sur ce qu’on considère être la valeur et de la richesse des pays… Et s’il y a une différence avec celle des Etats (ce qui ouvrirait une discussion sur ce que devrait être un Etat en face du Pays qu’il représente – devrait représenter).
Et pour le faire, il faut changer de système d’évaluation
global.
En partie, sortir de la croyance acceptée partout ou presque en la nécessité de croissance éternelle et infinie.
En partie, sortir de la croyance acceptée partout ou presque en la nécessité de croissance éternelle et infinie.
D’accord, dans un monde de comptables et avec une vision
radicalement capitaliste, c’est peut être viable comme point de vue (la perte
de valeur).
Mais est-ce bien ce qui fait la richesse d’un pays, cette somme statistique d’indices et de balances comptables ?
A ce que je comprends, cet ensemble de réalités statistique montre d’avantage le niveau de prospérité de certains acteurs du pays… et prétendument, par effet rebond, de la population en général, à qui on impose un modèle économique.
Digression :
Paradoxalement, la perte de richesse de l’ensemble ne correspond pas directement avec la perte de richesse pour certains qui «surfent» sur la misère pour s’engraisser (les 1% - les banques etc… qui voient depuis quelques années leurs dividendes et revenus outrageusement augmenter).
Attention, en disant ça, je ne range derrière aucune bannière et je ne formule pas une critique frontale contre les vertus d’une économie de marché à condition qu’elle s’applique à la tempérance… en revanche, j’accepte volontiers de faire la critique du capitalisme à haut rendement et ses dérives.
Fin de digression.
Paradoxalement, la perte de richesse de l’ensemble ne correspond pas directement avec la perte de richesse pour certains qui «surfent» sur la misère pour s’engraisser (les 1% - les banques etc… qui voient depuis quelques années leurs dividendes et revenus outrageusement augmenter).
Attention, en disant ça, je ne range derrière aucune bannière et je ne formule pas une critique frontale contre les vertus d’une économie de marché à condition qu’elle s’applique à la tempérance… en revanche, j’accepte volontiers de faire la critique du capitalisme à haut rendement et ses dérives.
Fin de digression.
Selon moi, la richesse d’un pays, d’une communauté humaine,
ne réside pas uniquement dans la masse de dollars ou d’euros qu’il représente…
Ce qui en fait sa richesse, ce sont les hommes et la somme de leurs savoirs et de leurs expériences, son humanité, en somme.
La capacité d’un menuisier à produire des meubles, d’un boulanger à faire du pain, d’un médecin à soigner, d’un architecte à dire des conneries, d’un banquier à profiter de la crédulité des épargnants, des professeurs à enseigner etc…
Qu’on n’aille pas me faire croire que la valeur d’un pays se perde à proportion d’un quart ou d’un tiers de ce point de vue là.
Ce qui en fait sa richesse, ce sont les hommes et la somme de leurs savoirs et de leurs expériences, son humanité, en somme.
La capacité d’un menuisier à produire des meubles, d’un boulanger à faire du pain, d’un médecin à soigner, d’un architecte à dire des conneries, d’un banquier à profiter de la crédulité des épargnants, des professeurs à enseigner etc…
Qu’on n’aille pas me faire croire que la valeur d’un pays se perde à proportion d’un quart ou d’un tiers de ce point de vue là.
Admettre, dès lors qu’un pays perde de sa valeur du jour au
lendemain serait proprement hallucinant.
Et plus que probablement les modalités d’évaluation sont
inadaptés à mesurer réellement la richesse d’un pays.
Intégrer le savoir-faire dans les comptes ?
Sous quelle rubrique ou quelle sous rubrique ?
Comment faudrait-il intégrer la valeur d’un artisan avec des années de métier ?
Comment évaluer la richesse apportée par un boulanger face à celle d’un courtier en assurances ?
Drôlement compliqué.
D’autant que dans ce billet, je ne parle «QUE» de la valeur
humaine, directement absente de la statistique.
On peut y ajouter des considérations environnementales, sociales, éducatives, sanitaires.
Toutes sortes de choses qui ont un poids réel, à la fois dans la balance économique à court, moyen et long terme et dans la vie même de la population, qui est elle-même une composante réelle de la valeur d’un pays…
On peut y ajouter des considérations environnementales, sociales, éducatives, sanitaires.
Toutes sortes de choses qui ont un poids réel, à la fois dans la balance économique à court, moyen et long terme et dans la vie même de la population, qui est elle-même une composante réelle de la valeur d’un pays…
Les Nations Unies ont mis au point un Indice de Développement
Humain, prenant en compte l’espérance de vie, le niveau d’éducation, le niveau
de vie.
C’est probablement une avancée, par rapport au simple PNB ou PNB par habitant et autre arsenal purement comptable.
Mais c’est probablement insuffisant aussi.
C’est probablement une avancée, par rapport au simple PNB ou PNB par habitant et autre arsenal purement comptable.
Mais c’est probablement insuffisant aussi.
Bref, il y a encore des progrès à faire pour humaniser tout
ce bazar statistique.
Et beaucoup de mentalités à changer avant d’admettre que le but premier d’une société humaine devrait être la satisfaction des 99% et non des 1%.
Or, tout aujourd’hui converge vers cet unique objectif.
Et beaucoup de mentalités à changer avant d’admettre que le but premier d’une société humaine devrait être la satisfaction des 99% et non des 1%.
Or, tout aujourd’hui converge vers cet unique objectif.
Réjouissons nous, ça fonctionne à merveille jusqu’ici.
En fait, pour simplifier, ce n'est pas le pays qui a perdu 30% de sa valeur, c'est l'idée que l'on se faisait de la valeur de ce pays qui a été réduite de 30%... ce qui devrait effectivement nous pousser à revoir la manière dont on évalue cela...
RépondreSupprimerMais pour cela, il faudrait pouvoir admettre que l'on s'est planté jusque là et admettre ses erreurs, autrement dit : être adulte... (cf. mon autre billet ;) )
Il y a un truc pas mal qui existe au Bhoutan : le bonheur intérieur brut.
RépondreSupprimerMalheuresement, ils n'acceptent pas les étranger.